HOMOSEXUALITÉ ET ESPÉRANCE
DÉCLARATION
DE L’ASSOCIATION MÉDICALE CATHOLIQUE
––––––––-
SOMMAIRE
I CONSIDÉRATIONS
Introduction
1) On ne naît pas comme ça
2) L’attirance envers les personnes de même
sexe est un symptôme
3) L’attirance envers les personnes de même
sexe peut être évitée
4) À risque, mais pas prédestinés
5) La thérapie
6) Les objectifs de la thérapie
II RECOMMANDATIONS
1) Pastorale à l’égard des personnes attirées
par d’autres personnes de même sexe
2) Le rôle du prêtre
3) Le personnel médical catholique
4) Les enseignants dans les institutions
catholiques
5) Les familles catholiques
6) La communauté catholique
7) Les Évêques
8) L’espérance
Première
partie
CONSIDÉRATIONS
L’Association médicale catholique
(AMC) se dédie au maintien des principes de la foi catholique dans leurs
rapports avec la pratique de la médecine, et à la promotion d’une éthique
catholique dans la profession médicale, y compris chez les professionnels de la
santé mentale, le clergé et le grand public.
Aucun sujet n’a été plus préoccupant
au cours de la dernière décennie que celui de l’homosexualité et c’est pourquoi
l’AMC présente un examen et un résumé sur l’état de la question. Ce résumé
s’appuie largement sur les conclusions de diverses études et met en évidence
l’uniformité de l’enseignement de l’Église avec ces études. Nous espérons que
cet examen servira également de référence et d’outil éducatif pour le clergé
catholique, les médecins, les professionnels de la santé mentale, les éducateurs,
les parents et le public en général.
L’AMC soutient l’enseignement de
l’Église catholique tel que défini dans la version révisée du Catéchisme de
l’Église catholique, en particulier l’enseignement sur la sexualité :
« Tout baptisé est appelé à la chasteté » (CEC, n. 2348).
« Les personnes mariées sont appelées à vivre la chasteté
conjugale ; les autres pratiquent la chasteté dans la continence » (CEC,
n. 2349). « ... la Tradition a toujours déclaré que ‘les actes
d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés’ ... Ils ne sauraient recevoir
d’approbation en aucun cas. » (CEC, n. 2357).
Il est possible pour chacun de nous,
avec la grâce de Dieu, de vivre dans la chasteté, y compris pour les personnes
qui éprouvent une attirance envers les autres personnes de même sexe, comme le
déclarait si fermement le Cardinal George, archevêque de Chicago, dans son
discours à la National Association of Catholic Diocesan Lesbian & Gay
Ministries : « Nier que la puissance de la grâce de Dieu rende capables de
vivre chastement ceux qui éprouvent des attirances homosexuelles, c’est nier,
en réalité, que Jésus est ressuscité des morts. » (Card. George, 1999).
Certaines circonstances, par exemple
des troubles psychologiques et des expériences traumatiques, sont susceptibles
parfois de rendre la chasteté plus difficile, et il existe des conditions
pouvant sérieusement diminuer la responsabilité d’une personne quant à
certaines défaillances dans la chasteté. Ces circonstances et ces conditions
n'ôtent cependant pas la volonté libre et n’éliminent pas non plus le pouvoir
de la grâce. Beaucoup d’hommes et de femmes qui éprouvent de l’attirance pour
des personnes de même sexe disent que leur désir est vécu comme un
« donné » (Chapman, 1987 [1]), mais cela n’implique nullement une
prédétermination génétique ou une condition immuable. Certains ont cédé à cet
attrait envers des personnes de même sexe parce qu’on leur a dit qu’ils étaient
nés avec cette tendance et qu’il était impossible de modifier le schéma de son
attirance sexuelle. Ces personnes peuvent avoir l’impression qu’il est futile
et impossible de résister à ces désirs et elles adoptent une « identité
gay ». Ces mêmes personnes peuvent alors se sentir accablées par le fait
que la société et la religion, en particulier l’Église catholique, n’acceptent
pas qu’elles expriment ces désirs à travers des actes homosexuels (Schreier
1998 [2]).
La recherche présentée dans ce
rapport contredit le mythe voulant que l’attirance envers les personnes de même
sexe soit génétiquement prédéterminée et immuable, sans offrir aucun espoir de
prévention et de traitement.
1) On ne naît pas comme ça
Un grand nombre de chercheurs ont
tenté de trouver une cause biologique à l’attirance envers les personnes de
même sexe. Les médias ont lancé l’idée qu’un « gène gay » aurait déjà
été découvert (Burr 1996 [3]), mais en dépit de plusieurs tentatives, aucune de
ces études publiées à grand renfort de publicité (Hamer 1993 [4]) ; Le Vay
1991 [5]) n’a pu être scientifiquement confirmée (Gadd 1998). De nombreux
auteurs ont examiné attentivement ces études pour s’apercevoir que non
seulement elles n’apportaient pas la preuve d’une base génétique pour
l’attirance homosexuelle, mais qu’elles ne contenaient même pas cette
affirmation (Byne, 1963 [6]) ; Crewdson 1965 [7]) ; Goldberg
1992) ; Horgan 1995 [8]) ; McGuire 1995 [9]) ; Porter,
1996 ; Rice 1999 [10]).
Si l’attirance envers des personnes
de même sexe était génétiquement déterminée, on s’attendrait alors à ce que des
jumeaux identiques aient aussi une attirance sexuelle identique Bailey 1991
[11]) ; Eckert 1986 : Friedman 1976 ; Green 1974 ; Heston
1968 ; McConaghy 1980 ; Rainer 1960 ; Zuger 1976). Les histoires de cas révèlent
fréquemment des facteurs environnementaux qui expliquent le développement de
schémas différents d’attirance sexuelle chez des enfants génétiquement
identiques, ce qui vient à l’appui de la théorie selon laquelle l’attirance
envers les personnes de même sexe est le produit de l’interaction d’un grand
nombre de facteurs environnementaux (Parker 1964 [12]).
On tente cependant continuellement
de convaincre le public que l’attirance envers les personnes de même sexe a une
base génétique (Marmor 1975 [13). Ces tentatives peuvent avoir une motivation
politique car les gens sont plus enclins à répondre positivement à des demandes
de changements dans les lois et l’enseignement religieux lorsqu’ils croient que
l’attirance sexuelle est génétiquement déterminée et immuable (Ernulf 1989
[14]) ; Pisku 1992 [15]). D’autres cherchent à prouver cette base
génétique à l’attirance homosexuelle afin de se pourvoir devant les tribunaux
pour obtenir des droits sur la base de cette « immutabilité » (Green
1988 [16]).
Les catholiques croient que la sexualité
a été voulue par Dieu comme signe de l’amour du Christ, l’Époux, pour son
Épouse, l’Église, et que les actes sexuels ne sont par conséquent appropriés
qu’à l’intérieur du mariage. L’enseignement catholique dit que : « La
sexualité est ordonnée à l’amour conjugal de l’homme et de la femme. Dans le
mariage, l’intimité corporelle des époux devient un signe et un gage de
communion spirituelle. » (CEC, n. 2360).
Il est par conséquent prudent
d’éviter autant que possible l’utilisation de mots comme « homosexuel »
et « hétérosexuel » puisque leur usage implique un état fixe et une
équivalence entre l’état naturel d’un homme et d’une femme créés par Dieu, et
des personnes qui éprouvent une attirance pour d’autres personnes de même sexe
ou qui ont des comportements de cette nature.
2) L’attirance envers les personnes de
même sexe est un symptôme
Certaines personnes éprouvent de
l’attirance envers des individus de même sexe pour différentes raisons. S’il
existe des similitudes dans les schémas de développement, chaque personne a
cependant une histoire personnelle qui lui est propre. On retrouve fréquemment
une ou plusieurs des conditions suivantes dans l ‘histoire des personnes qui
éprouvent cette attirance :
Aliénation du père au cours de la
petite enfance, celui-ci étant perçu comme hostile ou distant, violent ou
alcoolique (Apperson 1968 [17]; Bene 1965 [18]; Bieber 1962 [19]; Fisher 1996
[20]; Pillard 1988 [21]; Sipova 1983 [22])
Mère surprotectrice (garçons)
(Bieber, T. 1971 [23]; Bieber 1962 [24]; Snortum 1969 [25])
Mère indigente et exigeante
(garçons) (Fitzgibbons 1999 [26])
Mère absente sur le plan affectif
(filles) (Bradley 1997 [27] ; Eisenbud 1982 [28])
Déficience des parents dans
l’encouragement à l’identification à son propre sexe (Zucker 1995 [29])
Manque de jeux et d’activités
mouvementés (garçons) (Friedman 1980 [30] ; Hadden 1967a [31])
Absence d’identification avec ses
pairs de même sexe (Hockenberry 1987 [32] ; Whitman 1977 [33]
Aversion pour les sports d’équipe
(garçons) (Thompson 1973 [34])
Manque de coordination entre la main
et l’œil entraînant des railleries de ses pairs (garçons) (Bailey 1993 [35] ; Fitzgibbons 1999
[36] ; Newman 1976 [37])
Agression sexuelle ou viol (Beitchman 1991 [38];
Bradley 1997 [39]; Engel 1981 [40]; Finkelhor 1984; Gundlach 1967 [41])
Phobie sociale ou timidité extrême
(Golwyn 1993[42])
Perte parentale par décès ou divorce
(Zucker 1995)
Séparation d’avec les parents au
cours de stades de développement critiques (Zucker 1995)
Dans certain cas,
l’attirance ou l’activité survient chez un patient qui présente d’autres
diagnostics psychologiques tels que :
Dépression majeure (Fergusson 1999
[43])
Idéation suicidaire (Herrell 1999)
Névrose d’angoisse généralisée
Toxicomanie
Troubles du comportement chez les
adolescents
Troubles limites de la personnalité
(Parris 1993 [44]; Zubenko 1987 [45])
Schizophrénie (Gonsiorek 1982 [46])
Narcissisme pathologique (Bychowski
1954 [47]; Kaplan 1967 [48])
Dans quelques cas, le comportement
homosexuel apparaît plus tardivement en réponse à un trauma comme l’avortement
(Berger 1994 [49]; de Beauvoir 1953) ou une profonde solitude (Fitzgibbons
1999).
3) L’attirance envers les personnes de
même sexe peut être évitée
Lorsque les besoins émotionnels et
développementaux de l’enfant sont adéquatement satisfaits par la famille comme
par les pairs, le développement d’une attirance pour les personnes de même sexe
est très improbable. Les enfants ont besoin d’affection, de valorisation et
d’acceptation de la part des deux parents, des frères et sœurs et des pairs.
Des situations sociales et familiales de cette nature ne sont cependant pas
toujours facilement établies et les besoins des enfants ne sont pas non plus
toujours aisément identifiables. Certains parents peuvent avoir à lutter
eux-mêmes contre leurs propres difficultés et être incapables de donner à leurs
enfants l’attention et le soutien dont ils ont besoin. Les parents travaillent
parfois très fort, mais la personnalité particulière de l’enfant rend le
soutien et l’éducation plus difficiles. Certains parents qui perçoivent des
signes avant-coureurs recherchent l’aide et les conseils de professionnels mais
peuvent parfois recevoir des avis inadéquats et même en certains cas erronés.
Le Diagnostic and Statistical
Manual IV (APA 1994 [50]) de l’Association Américaine de Psychiatrie a
défini le Gender Identity Disorder [troubles d’identité de genre] (GID)
chez l’enfant comme une forte et persistante identification au sexe opposé, un
malaise vis-à-vis de son propre sexe, et une préférence pour les rôles de sexe
opposé dans les jeux ou les fantasmes. Certains chercheurs (Friedman 1988, Phillips, 1992 [51]) ont
identifié un autre syndrome moins prononcé chez les garçons - un sentiment
chronique de non-masculinité. Ces garçons, sans aller jusqu’au sexe opposé dans
les jeux ou les fantasmes, se sentent profondément mal à l’aise dans leur
masculinité et ont une réaction presque phobique face aux bousculades et aux
exercices physiques dans leur petite enfance, accompagnée souvent par une
profonde aversion pour les sports d’équipe. Plusieurs études ont montré que les
enfants ayant des troubles d’identité de genre et les garçons avec une
non-masculinité juvénile chronique sont à risque pour ce qui concerne
l’attirance envers les personnes de même sexe au cours de l’adolescence (Newman
1976 ; Zucker 1995 ; Harry 1989 [52]).
Une identification précoce (Hadden
1967 [53]) et une intervention professionnelle appropriée, avec le soutien des
parents, peuvent souvent régler les troubles d’identité de genre (Rekers 1974 [54]; Newman 1976).
Malheureusement, il arrive souvent que les pédiatres conseillent aux parents de
ne pas s’inquiéter lorsqu’ils leur font part de leurs craintes. Dans certains
cas, les symptômes et les inquiétudes des parents peuvent sembler diminuer
lorsque l’enfant entre en deuxième ou troisième année, mais faute d’une
intervention adéquate, les symptômes peuvent réapparaître à la puberté sous
forme d’une forte attirance pour les personnes du même sexe. Cette attirance
semble résulter d’une incapacité à s’identifier de façon positive à son propre
sexe.
Il est important que ceux qui
travaillent dans les garderies ou dans l’éducation soient conscients des signes
précurseurs des troubles d’identité de genre et de non-masculinité juvénile
chronique, et puissent avoir accès aux ressources disponibles pour donner à ces
enfants une aide appropriée (Bradley 1998; Brown 1963 [55]; Acosta 1975 [56]).
Une fois acquise la conviction que l’attirance envers les personnes de même
sexe n’est pas un désordre génétiquement déterminé, on est alors en mesure
d’espérer la prévention et l’utilisation d’un modèle thérapeutique pour
diminuer considérablement, sinon réduire tout à fait, les attirances pour les
personnes de même sexe.
4) À risque mais pas prédestinés
Bien qu’un grand nombre d’études
aient montré que des enfants ayant subi des sévices sexuels, ceux qui
présentent des symptômes de GID et des garçons présentant une non-masculinité
juvénile chronique sont à risque pour ce qui concerne l’attirance envers des
personnes de même sexe durant l’adolescence et à l’âge adulte, il est cependant
important de noter qu’un pourcentage significatif de ces enfants ne deviennent
pas activement homosexuels à l’âge adulte (Green 1985 [57]; Bradley 1998).
Pour certains, les expériences
négatives de l’enfance sont surmontées par des interactions positives
ultérieures. Quelques-uns prennent la décision consciente de se détourner de la
tentation. Bien qu’elle ne soit pas toujours mesurable, nous devons tenir
compte de la présence et de la puissance de la grâce de Dieu pour aider un
individu à risque à se détourner de l’attirance envers les personnes de même
sexe. Étiqueter un adolescent, ou pire encore un enfant, comme
« homosexuel » immuable, c’est rendre à la personne un très mauvais
service. Ces enfants ou ces adolescents, grâce à une intervention appropriée et
positive, peuvent recevoir l’aide indiquée pour faire face à ces traumas émotionnels
de jeunesse.
5) La thérapie
Ceux qui propagent l’idée que
l’orientation sexuelle est immuable font fréquemment allusion à une discussion
publiée entre le Dr C. C. Tripp et le Dr Lawrence Hatterer au cours de laquelle
le Dr Tripp déclarait : « ... il n’existe pas un seul exemple de
changement dans l’orientation sexuelle qui ait été validé par des juges de
l’extérieur ou des tests. Kinsey n’a pas pu en trouver un seul. Et ni le Dr
Pomeroy ni moi-même n’avons pu trouver un tel patient. Nous serions heureux que
le Dr Hatterer nous en montre un. » (Tripp & Hatterer 1971). Ces gens
oublient cependant de donner la réponse du Dr Hatterer :
« J’ai ‘guéri’ de nombreux homosexuels. Le Dr Tripp, le Dr Pomeroy ou
tout autre chercheur peut examiner mon travail car tout est documenté sur
cassettes au cours d’une période de dix années. Beaucoup de ces patients
‘guéris’ (Je préfère utiliser le terme ‘changés’) se sont mariés, ont une
famille et vivent heureux. C’est un mythe destructeur qui voudrait que ‘la
personne homosexuelle le restera toute sa vie’. Ce mythe a rendu et continuera
de rendre des millions d’homosexuels plus convaincus de leur homosexualité. Qui
plus est, je ne suis pas le seul et quantité d’autres psychiatres de renom (Dr
Samuel B. Hadden, Dr Lionel Ovesey, Dr Charles Socarides, Dr Harold Lief, Dr
Irving Bieber, et d’autres encore) ont déclaré avoir traité avec succès une
homosexualité guérissable. » (Tripp & Hatterer 1971)
De nombreux thérapeutes ont
longuement décrit les résultats positifs obtenus par une thérapie contre
l’attirance envers les personnes de même sexe. Tripp a choisi de ne pas tenir
compte d’une vaste documentation sur le traitement et des enquêtes des
thérapeutes. Les études sur le traitement des attirances non voulues pour les
personnes de même sexe montrent que les résultats sont comparables à ceux que
l’on obtient pour le traitement des problèmes psychologiques
similaires : environ 30% sont délivrés de ces symptômes et un autre 30%
constatent une amélioration (Bieber 1962 [58]; Clippinger 1974 [59]; Fine 1987
[60]; Kaye 1967 [61]; MacIntosh 1994 [62]; Marmor 1965 [63]; Nicolosi 1998
[64]; Rogers 1976 [65]; Satinover 1996 [66]; Throckmorton [67]; West [68]).
Des rapports individuels de
thérapeutes sont également positifs (Barnhouse 1977 [69]; Bergler 1962 [70];
Bieber 1979 [71]; Cappon 1960 [72]; Caprio 1954[73]; Ellis 1956 [74]; Hadden
1958 [75]; Hadden 1967b [76]; Hadfield 1958 [77]; Hatterer 1970 [78];
Kronemeyer 1989 [79]). Cela ne représente qu’un échantillon représentatif des
thérapeutes qui déclarent avoir traité avec succès des patients éprouvant de
l’attirance pour des personnes de même sexe.
Il existe également de nombreux
rapports d’hommes et de femmes qui se croyaient autrefois liés de façon irréversible
à une attirance envers les personnes de même sexe et à des comportements
homosexuels. Beaucoup de ces hommes et de ces femmes (Exodus 1990-2000 [80]) se
déclarent maintenant libérés de cette attirance, de ces fantasmes et de ces
comportements. Ces personnes ont pour la plupart trouvé leur libération en
participant à des groupes de soutien à caractère religieux, même si d’autres
ont eu recours à des thérapeutes. Malheureusement, bien des personnes
influentes et de nombreux groupes professionnels ne tiennent pas compte de ces
faits (APA 1997 [81]; Herek 1991 [82]) ; il semble également y avoir une
volonté concertée de la part des « apologistes de l’homosexualité »
de nier l’efficacité du traitement ou d’affirmer que ce traitement est
nuisible. Barnhouse a exprimé son étonnement à ce sujet : « La
distorsion de la réalité inhérente au refus par les défenseurs de
l’homosexualité d’admettre que cet état est guérissable est d’une ampleur telle
qu’on se demande ce qui peut la motiver. » (Barnhouse 1977).
Le psychiatre Robert Spitzer,
illustre chercheur de l’Université Columbia, qui a participé directement en
1973 à la décision de rayer l’homosexualité des désordres mentaux dans la liste
de l’American Psychiatric Association, collabore actuellement à une recherche
sur la possibilité des changements. Le Dr Spitzer a déclaré au cours d’une
entrevue : « Je suis convaincu que beaucoup de gens ont réalisé des
changements substantiels en vue de devenir hétérosexuels ... Je pense que c’est
une nouvelle ... J’étais sceptique au début de cette étude. J’affirme à présent
que ces changements peuvent être maintenus. » (NARTH 2000).
6) Les objectifs de la thérapie
Ceux qui affirment que tout
changement d’orientation sexuelle est impossible définissent habituellement ce
changement comme la libération de toute forme d’attirance, de fantasme ou de
comportement homosexuels chez la personne qui avait auparavant cette attirance
et ce comportement (Tripp 1971 [83]). Même avec une cette définition extrême,
l’affirmation est fausse. De nombreuses études rapportent des cas de
changements complets (Goetze 1997 [84]).
Ceux qui nient la possibilité d’une
transformation complète admettent cependant qu’un changement de comportement
est possible (Coleman 1978 [85] ; Herron 1982 [86]), et que les personnes ayant
eu des expériences sexuelles avec les deux sexes semblent être plus aptes au
changement (Acosta 1975 [87]). Une lecture attentive des articles qui
s’opposent à une thérapie révèle que leurs auteurs considèrent un changement
d’orientation sexuelle comme immoral (Davison 1982 [88]; Gittings 1973 [89])
parce qu’ils estiment cette thérapie oppressive pour ceux qui ne veulent pas
changer (Begelman 1975 [90] ; 1977 [91]
; Murphy 1992 [92] ; Sleek 1997 [93] ; Smith 1988 [94]). Pour eux, les
personnes qui ont une attirance pour les individus de même sexe et qui
expriment le désir de changer sont victimes d’oppression sociale ou religieuse
(Begelman 1977 [95] ; Silverstein 1972 [96]).
Notons également que ceux qui
considèrent la thérapie comme immorale rejettent également, presque sans
exception, l’abstinence dans les relations sexuelles en dehors des liens du
mariage comme objectif minimal (Barrett
1996 [97]), et que parmi les thérapeutes qui trouvent normaux les actes
homosexuels, beaucoup ne voit rien d’anormal dans l’infidélité (Nelson 1982
[98]), les rencontres de hasard, la promiscuité sexuelle générale,
l’auto-érotisme (Saghir 1973), le sadomasochisme et diverses perversions
sexuelles. Certains se disent même en faveur d’une diminution des restrictions
concernant l’activité sexuelle entre les adultes et les mineurs (Mirkin 1999
[99]), ou nient tout impact psychologique négatif sur les enfants victimes
d’agressions sexuelles (Rind 1998 ; Smith 1988 [100]).
Ceux qui considèrent que la thérapie
est immorale contestent également les théories établies sur le développement de
l’enfant (Davison 1982 [101] ; Menvielle 1998 [102]). Ils tendent à rejeter sur
une société oppressive la responsabilité des problèmes incontestables dont souffrent
les adolescents et les adultes homosexuels actifs. Les conclusions de toute
recherche doivent être évaluées à la lumière des préjugés apportés par le
chercheur. Lorsqu’une recherche est imprégnée d’un programme politique reconnu,
sa valeur s’en trouve sérieusement diminuée.
Il faut également signaler que les
catholiques ne pourraient approuver des thérapies qui encouragent les patients
à remplacer une forme de péché contre la chair par une autre (Schwartz 1984).
Certains thérapeutes, par exemple, ne considèrent un patient
« guéri » que lorsqu’il est en mesure d’avoir, sans problème, des
relations sexuelles avec une personne de l’autre sexe, même si ce patient n’est
pas marié (Masters 1979). D’autres invitent les patients à se masturber en
utilisant l’imagerie sexuelle de l’autre sexe (Blitch 1972 ; Conrad 1976).
Pour un catholique ayant de
l’attirance pour les personnes de même sexe, le but de la thérapie devrait être
de vivre librement dans la chasteté selon son état de vie. Certains de ceux qui
ont dû lutter contre une attirance envers les personnes de même sexe croient
qu’ils sont appelés à une vie de célibat. Il ne faudrait pas les amener à
croire qu’ils n’ont pas réussi à se libérer parce qu’ils n’éprouvent plus de
désirs pour l’autre sexe. D’autres souhaitent se marier et avoir des enfants.
Nous avons toutes les raisons d’espérer que beaucoup parviendront, avec le
temps, à atteindre ce but. Il ne faudrait cependant pas les encourager à se
précipiter dans le mariage car il est bien évident que le mariage n’est pas un
remède à l’attirance envers les personnes de même sexe. Avec la puissance de la
grâce, les sacrements, le soutien de la communauté et un thérapeute
expérimenté, toute personne déterminée devrait être capable de parvenir à la
liberté intérieure promise par le Christ.
Des thérapeutes expérimentés peuvent
aider les individus à découvrir et à comprendre les causes profondes du trauma
émotionnel qui a donné lieu à leur attirance homosexuelle, et entreprendre
alors un travail thérapeutique pour résoudre cette douleur. Les hommes qui
éprouvent de l’attirance pour les personnes de même sexe découvrent souvent
comment leur identité masculine a été affectée négativement par des sentiments
de rejet du père ou de leurs pairs, ou par une image corporelle dévalorisée qui
provoque tristesse, colère et insécurité. Par la guérison de cette douleur
émotionnelle dans la thérapie, l’identité masculine est renforcée et
l’attirance pour les personnes de même sexe diminue.
Les femmes qui éprouvent ce genre
d’attirance en viennent à voir comment les conflits avec le père ou une autre
figure masculine importante les ont amenées à ne pas faire confiance à l’amour
masculin, ou à comprendre comment le manque d’affection maternelle a provoqué
chez elles une profonde aspiration à l’amour féminin. La compréhension
intuitive des causes de cette colère et de cette tristesse mène au pardon et à
la liberté. Tout cela prend du temps. À cet égard, les individus souffrant
d’une attirance pour les personnes de même sexe ne sont pas différents de bien
d’autres hommes et femmes qui souffrent de douleurs émotionnelles et ont besoin
d’apprendre à pardonner.
Les thérapeutes catholiques qui
travaillent avec des patients catholiques devraient se sentir libres d’utiliser
les richesses de la spiritualité catholique dans ce processus de guérison. Ceux
qui ont été blessés par le père peuvent être encouragés à développer leur
relation avec Dieu, Père aimant. Ceux qui ont été rejetés ou ridiculisés par
leurs pairs dans leur jeunesse peuvent méditer sur Jésus, frère, ami et
protecteur. Ceux dont les mères ont failli à leur tâche peuvent se tourner vers
Marie pour trouver le réconfort.
Nous avons toutes les raisons
d’espérer qu’avec le temps ceux qui cherchent la liberté la trouveront.
Cependant, tout en encourageant l’espérance, nous devons reconnaître que
certains n’atteindront pas leur but. Nous sommes peut-être dans la même
position qu’un pédiatre oncologue qui parlait du temps où, alors qu’il débutait
dans la profession, il n’y avait presque pas d’espoir pour les enfants atteints
de cancer et la tâche du médecin consistait alors à aider les parents à
accepter l’inévitable et à ne pas gaspiller leurs ressources à chercher une
« guérison ». Aujourd’hui, presque 70% des enfants guérissent du
cancer mais chaque mort laisse à l’équipe médicale un terrible sentiment
d’échec. À mesure que le traitement pour l’attirance envers les personnes de
même sexe s’améliorera, les individus qui luttent auront plus que jamais besoin
d’un soutien empreint de compassion et de sensibilité.
Deuxième partie
RECOMMANDATIONS
1) Pastorale à l’égard des personnes
homosexuelles
Il est très important que tous les
catholiques qui éprouvent de l’attirance pour les personnes de même sexe sachent
qu’il y a de l’espoir et qu’on peut les aider. Malheureusement, cette aide
n’est pas toujours disponible partout. Les groupes de soutien, les thérapeutes
et les conseillers spirituels qui appuient sans équivoque l’enseignement de
l’Église sont des éléments essentiels de l’aide nécessaire. Étant donné que la
notion de sexualité varie beaucoup dans notre pays, les patients qui cherchent
de l’aide doivent faire preuve de prudence et s’assurer que le groupe ou le
conseiller soutient les impératifs moraux catholiques. Une des agences de
soutien catholique les plus connues est une organisation appelée Courage
(voir en appendice) ainsi que sa filiale Encourage. Même si le fait
d’enseigner le caractère coupable d’une conduite homosexuelle illicite peut
être accueilli par des accusations d’ « homophobie », la réalité est
que le Christ appelle chacun de nous à la chasteté en accord avec son état de
vie particulier. Le désir de l’Église d’aider chacun de nous à vivre chastement
n’est pas une condamnation générale de toute personne qui trouve la chasteté
difficile, mais la réponse compatissante d’une Église qui cherche à imiter le
Christ, le bon Pasteur.
Il est essentiel que tout catholique
qui ressent de l’attirance pour des personnes de même sexe puisse avoir facilement
recours à des groupes de soutien, des thérapeutes et des conseillers spirituels
qui approuvent de façon non équivoque l’enseignement de l’Église et soient
préparés à offrir une aide d’excellente qualité. Dans de nombreuses régions,
les groupes de soutien disponibles sont organisés par des évangélistes ou des
chrétiens qui rejettent l’enseignement de l’Église. L’incapacité de la
communauté catholique à répondre aux besoins de cette population est une
omission grave à laquelle il faut mettre fin. Il est particulièrement tragique
que Courage, qui a développé sous la conduite du père John Harvey un
excellent et authentiquement catholique réseau de groupes de soutien, ne soit
pas encore accessible dans chaque diocèse et dans toutes les grandes villes.
Des rapports anecdotiques
d’individus ou d’organisations sous les auspices catholiques ou directement
associés à l’Église catholique qui conseillent aux personnes homosexuelles de
pratiquer la fidélité dans leurs rapports avec des personnes de même sexe plutôt
que la chasteté selon leur état de vie sont tout à fait lamentables. Il est
extrêmement important que les conseillers ou les groupes de soutien associés à
l’Église soient très clairs quant à la nature et à la genèse de l’attirance
pour les personnes de même sexe. Cet état n’est pas génétiquement ou
biologiquement déterminé. Il n’est pas immuable. Conseiller aux personnes homosexuelles qu’il
est acceptable de se livrer à des actes homosexuels pourvu qu’ils se situent
dans un contexte de relation de fidélité est une affirmation trompeuse.
L’enseignement de l’Église catholique sur la morale sexuelle est clair et
explicite, et il ne permet aucune exception. Les catholiques ont le droit de
connaître la vérité et ceux qui travaillent avec ou pour des institutions
catholiques ont l’obligation de leur énoncer clairement cette vérité.
Certains ecclésiastiques, peut-être
parce qu’ils croient à tort que l’attirance pour les personnes de même sexe est
génétiquement déterminée et immuable, ont encouragé des personnes homosexuelles
à s’identifier avec la communauté gay en se proclamant publiquement gays ou
lesbiennes, mais à vivre la chasteté dans leur vie personnelle. Cette ligne de
conduite est peu judicieuse pour plusieurs raisons : 1) Elle se fonde sur
l’idée fausse que l’attirance envers les personnes de même sexe est un aspect
immuable de la personne et cela ne l’encourage pas à chercher de l’aide ;
2) La communauté « gay » favorise une éthique de comportement sexuel
totalement antithétique à l’enseignement de l’Église catholique sur la
sexualité et ne se cache pas de vouloir éliminer l’ « érotophobie »
et l’ « hétérosexisme » (Il n’existe tout simplement aucune
possibilité de réconciliation entre la position exprimée par les porte-parole
du mouvement « gay » et l’enseignement de l’Église catholique) ;
3) Elle place facilement des personnes tentées dans des situations que l’on
peut considérer être des occasions prochaines de pécher ; 4) Elle crée le
faux espoir que l’Église finira par modifier son enseignement sur la morale
sexuelle.
Les catholiques doivent
naturellement tendre la main avec amour à ceux et celles qui éprouvent de
l’attirance pour les personnes de même sexe, aux personnes homosexuelles
actives, et particulièrement à celles qui souffrent de maladies transmises
sexuellement, en leur communiquer l’espérance et le message authentique et sans
compromis d’une libération du péché par Jésus-Christ.
2) Le rôle du prêtre
Il est extrêmement important que les
prêtres qui rencontrent des paroissiens troublés par une attirance envers les
personnes de même sexe aient accès à une information solide et à des ressources
authentiquement salutaires. Le prêtre ne doit pas simplement se contenter de
renvoyer à d’autres agences (voir Courage et Encourage dans l’Appendice).
Il est dans une position exceptionnelle pour fournir une aide spirituelle
particulière aux personnes qui éprouvent cette attirance. Il doit être
naturellement très sensible aux intenses sentiments d’insécurité, de
culpabilité, de honte, de colère, de frustration, de tristesse et même de peur
ressentis par ces personnes. Cela ne doit pas empêcher le prêtre de parler très
clairement de l’enseignement de l’Église (cf. CEC, n. 2357-2359), du
besoin de pardon et de guérison par la Confession, de la nécessité d’éviter les
occasions de pécher et du besoin d’une forte vie de prière. Bien des
thérapeutes pensent que la foi religieuse joue un rôle crucial dans la guérison
de l’attirance homosexuelle et des dépendances sexuelles.
Lorsqu’une personne confesse son
attirance, des fantasmes, ou des actes homosexuels, le prêtre devrait être
conscient que ce sont souvent des manifestations de traumas subis durant
l’enfance ou l’adolescence, d’agressions sexuelles au cours de l’enfance ou de
besoins insatisfaits d’amour et d’affirmation de la part d’un parent de même
sexe. Tant que ces problèmes sous-jacents n’ont pas été abordés, les tentations
peuvent revenir et la personne peut sombrer dans le désespoir. Ceux qui
rejettent l’enseignement de l’Église et encouragent les personnes homosexuelles
à s’engager dans de prétendues « unions homosexuelles aimantes et
stables » ne comprennent pas que de tels arrangements ne résoudront pas
ces problèmes sous-jacents. Tout en encourageant la thérapie et la participation
à des groupes de soutien, le prêtre devrait se rappeler que, par le sacrement,
il peut aider les pénitents à traiter non seulement avec le péché mais
également avec les causes de l’attirance homosexuelle. La liste suivante, sans
être exhaustive, illustre quelques-unes des manières qui permettent au prêtre
d’aider ceux qui viennent confesser ces problèmes dans le Sacrement de
Réconciliation :
a) Les personnes homosexuelles ou celles
qui confessent des péchés dans ce domaine portent presque toujours un fardeau
de profonde douleur émotionnelle, de tristesse et de ressentiment envers ceux
qui les ont rejetés, négligés ou blessés, y compris des parents, des pairs, ou
des agresseurs sexuels. Les aider à pardonner peut être le premier pas vers la
guérison (Fitzgibbons 1999 [103]).
b) Les personnes qui éprouvent des
attirances homosexuelles ont souvent une longue histoire d’expériences
sexuelles précoces et de traumas sexuels (Doll 1992 [104]). Les personnes
homosexuelles actives se sont souvent livrées à des activités sexuelles avec
une autre personne dans leur jeune âge (Stephan 1973 [105]; Bell 1981 [106]). Beaucoup n’ont jamais parlé à
personne de ces expériences (Johnson 1985) [107] et portent un lourd fardeau de
culpabilité et de honte. Dans certains cas, les personnes agressées se sentent
coupables parce qu’elles ont réagi sexuellement à leur trauma. Le prêtre peut
interroger avec délicatesse concernant ces expériences de jeunesse en assurant
ces personnes que leurs péchés sont pardonnés et en les aidant à trouver la
liberté en pardonnant aux autres.
c) Les personnes homosexuelles actives
peuvent également souffrir de dépendance sexuelle (Saghir 1973 [108]; Beitchman
1991 [109]; Goode 1977 [110]). Elles se sont aussi plus souvent adonnées à des
formes extrêmes de comportement sexuel, ou elles ont échangé du sexe pour de
l’argent (Saghir 1973 [111]). Les
dépendances ne sont pas faciles à surmonter. Un recours fréquent à la
confession peut être un premier pas vers la liberté. Le prêtre devrait rappeler
aux pénitents que même les péchés les plus graves dans ce domaine peuvent être
pardonnés, les encourager à résister au désespoir et à persévérer, tout en leur
suggérant un groupe de soutien propre à les aider dans leur dépendance.
d) Les personnes ayant des attirances
homosexuelles abusent souvent de l’alcool et de médicaments vendus sur
ordonnance ou illégalement (Fifield 1977 [112]; Saghir 1973 [113]). Ces abus
peuvent affaiblir la résistance à la tentation sexuelle. Le prêtre peut
recommander la participation à un groupe de soutien qui traite de ces
problèmes.
e) Le désespoir et les idées suicidaires
font souvent partie de la vie des personnes troublées par une attirance
homosexuelle (Beitchman 1991 [114]; Herrell 1999; Fergusson 1999). Le prêtre
peut assurer les pénitents qu’il y a toutes les raisons d’espérer que la
situation va changer, que Dieu les aime et qu’il veut les voir vivre une
existence pleine et heureuse. Là encore, il peut être extrêmement utile de
pardonner aux autres.
f) Les personnes qui éprouvent des
attirances homosexuelles peuvent souffrir de problèmes spirituels tels que
l’envie (Hurst 1980) ou l’apitoiement sur soi (Van den Aardweg 1969). Il est
important que les personnes homosexuelles ne soient pas traitées comme si leurs
tentations sexuelles étaient leur unique problème.
g) La vaste majorité des hommes et des
femmes qui ressentent des attirances homosexuelles font état d’une mauvaise
relation avec le père (cf. Notes 17 à 23). Le prêtre, figure paternelle aimante
et accueillante, peut travailler par le sacrement à réparer ce dommage et
faciliter une relation de guérison avec Dieu le Père. Le prêtre peut également
recommander une dévotion envers St Joseph.
Le prêtre doit être conscient de la
profondeur de guérison dont ces personnes en sérieux conflit ont besoin. Il
doit être une source d’espérance pour ceux qui désespèrent, de pardon pour ceux
qui errent, de force pour les faibles, d’encouragement pour les pusillanimes,
et être parfois la figure paternelle aimante pour les blessés. Bref, il doit
être Jésus pour ces enfants bien-aimés de Dieu qui se trouvent dans des
situations très difficiles. Il doit être sensible sur le plan pastoral mais il
lui faut aussi faire preuve de fermeté comme pasteur en imitant, comme
toujours, le Jésus compatissant qui guérissait et pardonnait soixante-dix fois
sept fois en répétant toujours, « Va, et ne pèche plus ».
3) Le personnel médical catholique
Les pédiatres doivent connaître
quels sont les symptômes des troubles d’identité de genre (GID) et de non-masculinité
chronique juvénile. Une identification et une intervention précoces donnent
toutes les raisons d’espérer que le problème peut être résolu (Zucker 1995
[115]; Newman 1976 [116]). La raison principale pour le traitement de ces
enfants est le soulagement de leur souffrance actuelle (Newman 1976
[117] ; Bradley 1998 [118]; Bates 1974 [119]). Le traitement du GID et de
la non-masculinité chronique juvénile peut prévenir le développement d’une
attirance pour les personnes de même sexe et les problèmes liés à l’activité
homosexuelle durant l’adolescence et l’âge adulte.
La plupart des parents ne veulent
pas que leurs enfants aient un comportement homosexuel, mais les parents des
enfants à risque sont souvent réfractaires au traitement (Zucker 1995; Newman
1976 [120]). En leur disant que faute d’intervention environ 75% des enfants
présentant des symptômes de GID et de non-masculinité chronique juvénile
éprouveront de l’attirance pour les personnes de même sexe (Bradley 1998), et
en les informant des risques liés à l’activité homosexuelle (Garofalo 1998
[121]; Osmond1994 [122]; Stall 1988b [123]; Rotello 1997; Signorile 1997
[124]), il est alors possible de vaincre leur opposition à la thérapie. La
coopération parentale est extrêmement importante pour assurer le succès d’une
intervention précoce.
Les pédiatres devraient se
familiariser avec la documentation sur le traitement. George Rekers a écrit
quantité de livres sur le sujet (Rekers 1988 [125]). Zucker et Bradley ont
donné un compte-rendu détaillé de la littérature sur la question dans leur
livre Gender Identity Disorder and Psychosexual Problems in Children and
Adolescents (1995), de même que de nombreuses histoires de cas et des
recommandations sur le traitement.
Les médecins qui rencontrent des patients
porteurs de maladies sexuellement transmissibles (MST) contractées à travers
des activités homosexuelles peuvent informer ces personnes qu’il existe une
thérapie psychologique et des groupes de soutien, et qu’environ 30% des
patients motivés parviennent à un changement d’orientation. En ce qui concerne
la prévention des maladies, un autre 30% est en mesure de rester célibataires
ou d’éliminer les comportements à haut risque. Ils devraient également
interroger ces patients concernant l’abus d’alcool et la consommation de
drogues, et recommander un traitement si nécessaire car un grand nombre
d’études établissent un lien entre les MST et la toxicomanie (Mulry 1994
[126]).
Même avant l’épidémie de sida, une
étude portant sur les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres
hommes montrait que 63% avaient contracté une maladie sexuellement
transmissible au cours d’activités homosexuelles (Bell 1978 [127]). En dépit de
toute l’information concernant le sida, les épidémiologistes prédisent que dans
un avenir prévisible 50% des hommes ayant des relations sexuelles avec des
hommes seront infectés par le VIH (Hoover 1991; Morris 1994; Rotello 1997
[128]).
Il existe également des risques de
contracter la syphilis, la blennorragie, l’hépatite A, B, C, le papilloma virus
et un grand nombre d’autres maladies.
Les professionnels de la santé
mentale devraient aussi se familiariser avec les travaux des thérapeutes qui
ont soigné avec succès des personnes homosexuelles. Comme l’attirance pour des
personnes de même sexe n’a pas une cause unique, différentes personnes peuvent
nécessiter des types de traitement différents. La combinaison d’une thérapie
avec la participation à un groupe de soutien et le recours à la guérison
spirituelle devrait également être prise en considération.
4) Les enseignants dans les institutions
catholiques
Les enseignants des institutions
catholiques ont le devoir de défendre l’enseignement de l’Église sur la morale sexuelle,
de combattre la fausse information concernant l’attirance envers les personnes
de même sexe, et d’informer les adolescents à risque ou les homosexuels actifs
qu’ils peuvent recevoir de l’aide. Ils devraient continuer de résister aux
pressions pour inclure dans le programme scolaire l’éducation à l’usage du
condom pour satisfaire les adolescents homosexuels actifs. De nombreuses études
ont montré que ce genre d’éducation est inefficace pour prévenir la
transmission des maladies dans une population à risque (Stall 1988a [129];
Calabrese 1987 [130]; Hoover 1991 [131]).
Les militants en faveur des droits
des « gays » ont exigé que les adolescents à risque soient dirigés
vers des groupes de soutien qui les aideront à « sortir du placard ».
Rien ne prouve que la participation à de tels groupes prévienne les
conséquences négatives à long terme associées à l’activité homosexuelle. Il est
certain que ces groupes n’encourageront pas les adolescents à s’écarter du
péché et à vivre chastement selon leur état de vie. Les symptômes de GID et de non-masculinité
chronique juvénile chez les garçons devraient être pris au sérieux. Les enfants
à risque ont assurément besoin d’être aidés, particulièrement ceux qui ont été
victimes de sévices sexuels durant leur enfance.
Les éducateurs ont également le
devoir d’empêcher que les enfants qui ne se conforment pas aux normes du genre
ne soient pas tournés en ridicule ou victimes de taquineries. Les écoles
catholiques, les programmes CCD [Fraternité de la doctrine chrétienne] et les
autres institutions devraient créer des ressources afin de former les
éducateurs et leur d’offrir des programmes, des plans de cours et des
stratégies pour faire face à ce problème.
5) Les familles catholiques
Lorsque des parents découvrent que
leur fils ou leur fille ressent de l’attirance pour les personnes de même sexe
ou se livre à des activités homosexuelles, c’est souvent pour eux un coup
terrible. Ils s’inquiètent pour la santé, le bonheur et le salut de leur enfant
et sont habituellement très soulagés lorsqu’on leur apprend que cette attirance
est soignable et évitable. Ils peuvent trouver de l’appui chez d’autres parents
à Encourage. Ils ont aussi besoin de partager leur fardeau avec de bons
amis et des membres de la famille.
Les parents devraient être informés
concernant les symptômes de GID et la prévention des problèmes d’identité de
genre ; ils devraient être encouragés à prendre ces symptômes au sérieux
et à diriger leurs enfants qui ont ces problèmes vers des professionnels de la
santé mentale qualifiés et moralement adéquats.
6) La communauté catholique
Le temps n’est pas si loin où la
grossesse en dehors du mariage et l’avortement étaient des sujets tabous et où
ces femmes étaient jugées avec sévérité. La légalisation de l’avortement a
forcé l’Église à faire face à ce problème et à offrir une pastorale active aux
femmes qui se trouvent aux prises avec une grossesse « non voulue »
et à celles qui souffrent du trauma post-avortement. En quelques brèves années,
l’attitude des diocèses, des paroisses et des fidèles catholiques a été
transformée et une authentique charité chrétienne est aujourd’hui la norme
plutôt que l’exception. L’attitude envers l’attirance pour les personnes de
même sexe peut être elle aussi transformée de la même manière, pourvu que
chaque institution catholique fasse sa part.
Les personnes qui éprouvent cette
attirance, celles qui se livrent à des activités homosexuelles ainsi que leurs
familles, ont souvent l’impression d’être exclues de l’amour de la communauté
catholique. Parmi les intentions de prière au cours de la messe, une prière
pour ces personnes et leurs familles est une façon de leur faire savoir que la
communauté continue de les aimer.
Les membres des médias catholiques
doivent être informés concernant l’attirance homosexuelle, l’enseignement de
l’Église et les ressources disponibles pour la prévention et le traitement. Des
brochures et de la documentation exposant clairement l’enseignement de l’Église
et l’information sur les ressources existantes pour les personnes ayant des
besoins immédiats dans ce domaine devraient être offertes dans les présentoirs
déjà installés dans les églises.
Lorsqu’un membre des médias
catholiques, un enseignant d’une institution catholique, ou un pasteur transmet
une fausse interprétation de l’enseignement de l’Église ou donne l’impression
que l’attirance pour les personnes de même sexe est génétiquement déterminée et
immuable, les laïcs peuvent alors offrir cette information destinée à corriger
ces erreurs.
7) Les Évêques
L’Association médicale catholique
reconnaît que l’Évêque diocésain a la responsabilité de veiller à l’orthodoxie
de l’enseignement dans son diocèse. Cela inclut assurément une instruction claire
sur la nature et le but des relations sexuelles intimes entre les personnes, et
le caractère coupable des relations inappropriées. L’AMC se réjouit à l’idée de
travailler avec les Évêques et les prêtres pour les aider à établir des groupes
de soutien appropriés et des modèles thérapeutiques pour les personnes aux
prises avec des attirances homosexuelles. Des programmes comme Courage
et Encourage sont certes très utiles et fort valables, mais nous sommes
convaincus qu’il existe d’autres modes de soutien et nous sommes tout à fait
disposés à collaborer à tout programme psychologiquement, spirituellement et
moralement approprié.
8) L’espérance
Jeffrey Satinover, médecin, nous
parle des nombreux cas qu’il a rencontrés :
« J’ai eu la chance extraordinaire de rencontrer un grand nombre de
personnes qui ont réussi à sortir de la vie gay. Lorsque je vois les
difficultés personnelles qu’elles ont dû affronter, le grand courage dont elles
ont fait preuve non seulement en faisant face à ces difficultés mais aussi en
résistant à une culture qui utilise tous les moyens possibles pour nier le
bien-fondé de leurs valeurs, de leurs objectifs et de leurs expériences, je
suis véritablement transporté d’admiration ... Voilà les gens - ceux qui ont
été homosexuels et ceux qui luttent encore dans toute l’Amérique et à
l’étranger - qui sont pour moi le modèle de tout ce qui est bon et possible
dans un monde qui prend au sérieux le cœur humain - et le Dieu de ce cœur. Au
cours de toutes mes explorations dans les mondes de la psychanalyse, de la
psychothérapie et de la psychiatrie, je n’ai tout simplement jamais vu de
guérison plus profonde. » (Satinover 1996)
Ceux qui veulent se libérer de
l’attirance homosexuelle se tournent fréquemment en premier vers l’Église.
L’AMC veut s’assurer qu’ils y trouveront l’aide et l’espérance qu’ils
recherchent. Nous avons toutes les raisons de croire que toute personne qui
ressent une telle attirance et recherche de l’aide de l’Église peut se libérer
de son homosexualité et que beaucoup y trouveront plus encore, mais cela ne
sera possible que si ces personnes y rencontrent l’amour dans nos paroles et
dans nos actes.
Si dans le passé les professionnels
de la santé catholiques n’ont pas répondu aux besoins de ces patients, s’ils
n’ont pas travaillé avec diligence pour développer des thérapies de prévention
et de traitement, ou s’ils n’ont pas traité avec le respect qui leur est dû les
personnes éprouvant ce genre de problèmes, nous leur demandons pardon.
L’Association médicale catholique
reconnaît que les professionnels de la santé ont une obligation spéciale dans
ce domaine et espère que cette déclaration les aidera à assumer cette
obligation selon les principes de la foi catholique.
====================================
Les ouvrages consultés pour ce
rapport proviennent de sources multiples. Dans la plupart des cas, un grand
nombre de sources additionnelles auraient pu être citées. Ceux qui voudraient
faire une étude en profondeur des questions soulevées pourront obtenir une
bibliographie détaillée et des comptes-rendus de la littérature sur le sujet à
l’adresse suivante : heartbeatnews1@cox.net
Il faut également préciser qu’un
grand nombre des auteurs cités n’acceptent pas l’enseignement de l’Église sur
la nature intrinsèquement désordonnée des actes homosexuels. Nous n’avons pas
tenté de faire la distinction entre ces auteurs étant donné que ceux qui
préconisent la prévention et le traitement et ceux qui sont en faveur d’une
thérapie d’affirmation de l’homosexualité présentent des statistiques et des
histoires de cas essentiellement conformes, et ne divergent que sur
l’interprétation et la pertinence des témoignages. Les notes en fin de texte
contiennent de nombreuses citations directes des ouvrages mentionnés.
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APPENDICE
Courage et Encourage
St. John the
Baptist Church and Friary
210 West
31st Street
New York,
NY 10001
212-268-1010
212-268-7150
(fax)
email:
NYCourage@aol.com
http:/world.std.com/-courage
AUTEURS,
COLLABORATEURS ET ÉDITEURS
Eugene
Diamond, M.D.
Professor
of Pediatrics
Loyola
Stritch School of Medicine
Chicago, IL
Richard
Delaney, M.D.
Family
Medicine
Washington,
DC
Sheila
Diamond, RN, MSN
Nursing
Consultant
John Paul
II Institute
Rome, Italy
Richard
Fitzgibbons, M.D.
Psychiatrist
Comprehensive
Counseling Service
W.
Conshohocken, PA
Rev. James
Gould
St. Raymond
Parish
Arlington,
VA
Rev. John
Harvey
Director,
Courage Ministry
New York,
NY
Ned
Masbaum, M.D.
Forensic
Psychiatrist
Indianapolis,
IN
Kevin
Murrell, M.D.
Dept. of Psychiatry
Univ. of
Georgia Medical School
Augusta, GA
Peter
Rudegeair, Ph.D.
Clinical
Psychologist
W.
Conshohocken, PA
Edward
Sheridan, M.D.
Dept. of
Psychiatry
Georgetown
Univ. School of Medicine
Washington,
DC
NOTES
[1] Chapman et Brannock (1987) ont trouvé dans
leur étude que 63% des lesbiennes déclaraient qu’elles avaient choisi d’être
lesbiennes ; 28% pensaient qu’elles n’avaient pas le choix et 11% disaient
ne pas savoir pourquoi.
[2] Schreier appuie un thérapeute (Wolpe 1969) qui
a refusé la demande d’un patient pour une thérapie visant à changer son
orientation d’homosexuelle à hétérosexuelle : « Au lieu d’un
changement d’orientation sexuelle, ces personnes devraient peut-être chercher
un changement d’orientation religieuse vers ces nombreuses grandes religions
américaines qui acceptent l’orientation sexuelle envers des personnes de même
sexe ... Ce ne sont pas toutes les religions qui jugent et qui condamnent.
Favoriser la réorientation sexuelle tout en critiquant la réorientation
religieuse, c’est une fois de plus ne manifester rien d’autre que des
préjugés » (p.308).
[3] Burr:
Article-couverture dans The Weekly Standard, "Suppose there
is a Gay Gene...What then?"
[4] Hamer affirmait avoir trouvé un marqueur du
gène x de l’homosexualité.
[5] LeVay affirmait avoir trouvé qu’une partie du
cerveau des homosexuels mâles morts du sida différait de celle des hommes et
des femmes hétérosexuels.
[6] Byne: « Une étude critique démontre
l’absence de preuves en faveur d’une théorie biologique. Dans un modèle
alternatif, les traits de personnalité ont une interaction avec le milieu
familial et social à mesure que la sexualité de l’individu apparaît »
(p.228) « La recherche sur la non-héritabilité des variantes de la
personnalité suggère que certaines dimensions de la personnalité peuvent être
héréditaires, y compris la recherche de la nouveauté, l’évitement de la douleur
et la dépendance à la récompense. En appliquant ces dimensions au scénario
ci-dessus, on pourrait prédire qu’un garçon qui était porté à la recherche de
la nouveauté mais peu sujet l’évitement de la douleur et à la dépendance à la
récompense serait enclin à ne pas tenir compte des remarques de sa mère pour le
décourager du base-ball. Par ailleurs, un garçon peu attiré par la nouveauté
mais porté à éviter la douleur et à rechercher la récompense serait prédisposé
à chercher les récompenses de l’approbation maternelle, moins enclin à
rechercher et à rencontrer des modèles de rôles masculins en dehors de la
famille, et plus enclin à éviter le base-ball par crainte de se faire mal. En
l’absence d’encouragement de la part d’un père accueillant ou d’un modèle de
rôle masculin alternatif, ce garçon aurait des chances d’être différent de ses
pairs et, en conséquence, sujet à des expériences non érotiques dans son
enfance pouvant contribuer à l’apparition subséquente de préférences
homoérotiques. Ces expériences pourraient inclure celles décrites par Friedman
comme fréquentes chez les garçons pré-homosexuels : pauvre vision masculine
de soi, isolement, bouc émissaire, rejet par les pairs et les mâles plus âgés,
y compris le père » (p. 237).
[7] Crewdson: « ... aucun autre laboratoire
n’a confirmé les découvertes de Hamer. »
[8] Horgan :
« La découverte de LeVay n’a pas encore été pleinement reproduite
par un autre chercheur. Quant à Harmer, une autre étude a contredit ses
résultats. »
[9] McGuire : « ... certains veulent que
l’homosexualité soit biologique ou génétique car ils croient alors que parce
que les homosexuels sont « nés comme ça » ils seront d’une certaine
manière mieux tolérés. D’autres privilégient les causes environnementales parce
que cela justifie leur croyance que les individus « choisissent un style
de vie gay » (p. 141). « Même si nous connaissions absolument tout
sur les gènes et sur l’environnement, nous ne pourrions toujours pas prédire le
phénotype final d’un individu quelconque » (p. 142).
[10] Rice
et autres ont tenté sans succès de reproduire l’étude de Hamer.
[11] Bailey : Une étude sur les frères
d’homosexuels actifs mâles a montré que 52% (29/56) des jumeaux monozygotes,
22% (12/54) des jumeaux dizygotes et 11% (6/57) des frères adoptifs étaient
homosexuels ... Taux d’homosexualité parmi les frères biologiques non-jumeaux,
rapporté par proposants, 9,2% (13/142) (p.1089).
[12]Parker : Cas A : « Leur mère, âgée
de 39 ans, n’a appris que quelques jours avant d’accoucher qu’elle portait des
jumeaux. Comme elle avait déjà un fils de 7 ans, elle aurait aimé qu’un des
jumeaux soit une fille. Voyant sa déception après la mise au monde de ses
garçons de 6 livres et demie, la sœur infirmière la consola en lui disant que
le premier-né, celui qui devait par la suite devenir homosexuel, était assez
joli pour être une fille. Même s’ils se ressemblaient au point qu’il était impossible
de les distinguer, la mère adopta l’idée et plaça un bracelet au poignet du
premier-né des jumeaux pour s’assurer qu’elle ne le confondrait pas et commença
à le traiter comme s’il était une fille » (p.490).
[13] Marmor : « Le mythe de l’homosexualité
qui ne peut pas être traitée est encore très répandu dans le grand public et
parmi les homosexuels. Ce point de vue est souvent relié au fait que l’on
suppose l’homosexualité génétiquement ou constitutionnellement déterminée.
Cette conviction sert également de moyen de défense pour l’ego de beaucoup
d’homosexuels. À mesure qu’a grandi la compréhension de la nature adaptative de
la majorité des comportements homosexuels, on a vu apparaître un plus grand
optimisme thérapeutique concernant la possibilité d’un changement, et on
rapporte progressivement des résultats plus encourageants ... Il n’est pas
douteux qu’un changement dans l’objet du choix sexuel préférentiel peut se
produire et apparaît effectivement chez environ 20 à 50 pour cent des patients
homosexuels qui ont recours à la psychothérapie dans cette intention »
(p.1519).
[14] Ernulf a trouvé que ceux qui croient que les
personnes homosexuelles sont « nées comme ça » adoptent une attitude
plus positive à l’égard des homosexuels que les sujets qui pensent que les
homosexuels « choisissent d’être comme ça » ou « apprennent à
être comme ça ».
[15] Piskur : « Le résultat principal de
cette étude était que la lecture d’un résumé de recherche soutenant la
détermination biologique de l’orientation sexuelle peut affecter les scores
dans l’évaluation des attitudes à l’égard des homosexuels lorsqu’elles sont
mesurées immédiatement après la lecture » (p.1223).
[16] Green : « Dans le cas Bowers contre
Hardwick, la Cour suprême a décidé qu’il n’existe pas de droit fondamental,
après une analyse substantielle de procédure équitable, à se livrer à un
comportement homosexuel. Par conséquent, la voie constitutionnelle qui reste
pour protéger les homosexuels contre la discrimination est la clause d’égale
protection du quatorzième amendement. Pour obtenir le plus haut niveau de
protection possible, la classe de personnes doit alors être déclarée
‘suspecte’. Pour obtenir cette
qualification, cette classe devrait démontrer, entre autres, que le trait pour
lequel elle est stigmatisée est immuable » (p.537).
[17] Apperson : « L’importance de la relation
-- ou de l’absence de relation -- avec le père est à nouveau soulignée chez les
sujets homosexuels qui se différencient de façon marquée des groupes contrôle
en percevant davantage le père comme critique, impatient et rejetant, et moins
comme agent socialisant » (p.206)
[18] Bene : « Beaucoup moins d’homosexuels
que d’hommes mariés pensaient que leur père avait été joyeux, serviable,
fiable, aimable ou compréhensif ; beaucoup pensaient que leur père n’avait
pas eu de temps à leur consacrer, qu’il ne les avait pas aimés et les avait
rendus malheureux » (p.805).
[19] Bieber : « Un trouble interpersonnel
profond est sans rémittence dans la relation père-fils de l’homosexuel. Pas un
seul des pères (de fils homosexuels) ... ne pouvait être considéré comme un
parent raisonnablement ‘normal’ » (p.114). « Nous en sommes
venus à la conclusion qu’une relation avec un père constructif, positif et
chaleureux exclut la possibilité d’un fils homosexuel ; ce père sert
d’agent protecteur neutralisant au cas où la mère devrait tenter des
entreprises de séduction ou de rapprochement » (p.311).
[20] Fisher : « Fisher a analysé les 58
études et rapporté qu’une grande majorité soutenaient l’idée que les fils
homosexuels avaient une perception négative, distante et inamicale de la figure
paternelle. » Un examen de la littérature sur les expériences des
homosexuels mâles durant l’enfance montrait que, « À de rares exceptions
près, l’homosexuel mâle déclarait que son père avait eu une influence négative
dans sa vie. Il l’évoque avec des adjectifs tels que froid, hostile, punitif,
brutal, distant, détaché. Nous n’avons pas pu trouver une seule étude, même
modérément bien contrôlée, dans laquelle les homosexuels mâles parlaient de
leur père de façon positive ou affectueuse » (p.136).
[21] Pillard : « L’alcoolisme est plus
fréquent chez les pères des mâles HS [homosexuels] (14 pères d’hommes HS contre
cinq pères HT [hétérosexuels] » (p.54).
[22] Sipova : « Nous avons trouvé que les
pères des homosexuels et des transsexuels étaient plus hostiles et moins
dominants que les pères du groupe de contrôle, et constituaient par conséquent
des modèles d’identification moins désirables » (p.75).
[23] Bieber : « Dans environ 75% des cas, les
mères avaient eu des liens d’intimité inappropriés avec leur fils. Plus de la
moitié de ces mères étaient décrites comme séductrices. Elles étaient
possessives, dominatrices, surprotectrices et castratrices » (p.524).
[24] Bieber : « Arrivé à la période de la
préadolescence, le fils H [homosexuel] a déjà souffert d’un désordre de
personnalité diffus. Une anxiété maternelle exagérée concernant la santé et les
coups, la limitation des activités normatives pour l’âge et le potentiel de ce
fils, l’ingérence dans l’affirmation de soi, des attitudes castratrices et une
intrusion dans la sexualité -- conjugués avec le rejet, l’hostilité et le
manque de soutien paternels -- ont
produit un enfant excessivement craintif, pathologiquement dépendant de sa mère
et assailli par des sentiments d’insuffisance, d’impuissance et de mépris de
soi. Il est peu disposé à participer à des activités considérées -- souvent de
façon très exagérée -- comme dangereuses . Ses pairs réagissent en lui lançant
des injures humiliantes et il subit des attaques physiques que la timidité tend
à provoquer parmi les enfants ... Il est ainsi privé d’une importante réaction
empathique que procure le groupe de pairs » (p.316).
[25] Snortum a étudié 46 mâles réformés du service
militaire pour homosexualité et concluait : « Il semble que
l’interaction pathologique entre des mères dominatrices exagérément proches de
leurs fils et des pères distants et froids ne soit pas spécifique à la subculture
des familles sophistiquées de la haute bourgeoisie qui entreprennent une
psychanalyse » (p.769).
[26] Fitzgibbons : « La deuxième cause la
plus fréquente de SSAD [désordre d’attirance pour les personnes de même sexe]
chez les hommes, est la méfiance à
l’égard de l’amour des femmes ... Les enfants mâles dans des foyers sans père
se sentent souvent trop responsables de leur mère. Arrivés à l’adolescence, ils
peuvent en arriver à considérer l’amour des femmes comme pesant et
épuisant » (p.89).
[27] Bradley : Les filles avec un GID [troubles
d’identité de genre] ... ont de la
difficulté à établir des liens avec leurs mères qu’elles perçoivent comme
faibles et inefficaces. Ces perceptions naissent à notre avis des niveaux
élevés de psychopathologie dont souffrent ces mères, particulièrement sous la
forme de dépression sévère et de cas limites de troubles de la
personnalité » (p.877).
[28] Eisenbud « Les lesbiennes qui ont connu
dans leur enfance des foyers brisés et des problèmes d’alcoolisme ainsi qu’une
présence maternelle inadéquate n’offrent ensuite aucune possibilité ultérieure
d’inclusion chaleureuse. La perte d’une mère bien-aimée laisse dans un
isolement glacial. Même lorsque la mère est présente, la fille lesbienne
manifeste fréquemment un repli sur elle-même après 18 mois » (p.98-99)
[29] Zucker : « ... nous pensons que la
tolérance parentale vis-à-vis du comportement avec l’autre sexe au moment de
son émergence contribue au développement de ce comportement ... Ce qui est
particulier à la situation des enfants qui développent des troubles d’identité
de genre, c’est l’existence simultanée d’une multitude de facteurs à une
période sensible du développement de l’enfant - c’est-à-dire, plus
spécifiquement, au cours des premières années d’existence, cette période de
formation et de consolidation de l’identité de genre. Il doit exister un nombre
suffisant de facteurs qui induisent un sentiment intérieur d’insécurité chez
l’enfant pour qu’il ait besoin d’une solution de défense afin de faire face à
son anxiété. Ceci doit se produire dans un contexte où l’enfant perçoit que le
rôle du sexe opposé procure un sentiment de sûreté ou de sécurité »
(p.259). « ... il nous été impossible, dans tous les cas rapportés,
d’identifier un clinicien ayant le sentiment que les parents encourageaient
sans équivoque l’identité masculine chez leur fils » (p.277).
[30] Friedman : « Treize des 17 sujets
homosexuels (76%) ont dit avoir eu une terreur chronique et persistante de se
battre avec les autres garçons au cours de l’enfance et de la préadolescence.
L’intensité de cette peur se rapprochait de la réaction de panique. Pour autant
qu’ils s’en souviennent, ces garçons n’ont jamais répondu au défi d’un pair par
une menace ou une contre-attaque. La crainte envahissante d’une agression par un
pair mâle constituait une puissante force organisatrice dans leur esprit.
L’angoisse d’attente entraînait des réponses phobiques aux activités
sociales ; l’idée qu’une bataille pourrait avoir lieu les amenait à éviter
une grande variété d’interactions sociales, spécialement les contacts physiques
(activités définies dans notre enquête comme les sports de contact tels que le
football et le soccer). « Ces sujets expliquaient que cette douloureuse
perte d’estime de soi et cette solitude résultaient de leur extrême aversion
pour les interactions agressives avec leurs pairs durant leur enfance. Tous
sauf un (12 of 13) avaient une soif chronique de proximité avec les autres
garçons. Incapables de surmonter leur peur d’une agression potentielle pour
mériter le respect et l’acceptation, ils se faisaient traiter de « poules
mouillées » par leurs pairs. Ces 12 sujets ont déclaré que leur statut
auprès de leurs pairs avait été le plus bas possible durant leur enfance et
leur préadolescence. Victimes d’ostracisme ou servant de boucs émissaires, ils
étaient la cible d’humiliations continuelles. Tous ces garçons niaient leur
caractère efféminé ... » (p.432-433). « Aucun de ces jeunes
pré-homosexuels n’avait eu une expérience quelconque de bagarre ou de contact physique
durant l’enfance. Aucun d’entre eux ne s’est livré même à la moindre
interaction typique de leur âge et de leur sexe décrite par le moins agressif
des jeunes hétérosexuels » (p.434).
[31] Hadden : « Un examen analytique de la
période préscolaire révélait habituellement que le garçon qui devenait
homosexuel ne se sentait jamais accepté par les autres et n’était jamais à
l’aise dans ses relations avec les pairs de son groupe d’âge. À cause d’une
ingérence parentale, on l’empêchait assez souvent de participer aux activités
récréatives des autres enfants et il avait rarement l’occasion de courir, de
s’amuser, de se rouler par terre, de se tirailler avec les autres enfants,
depuis son plus jeune âge jusqu’à la maternelle et à l’âge scolaire. (p.78)
[32] Hockenberry : « Nous en avons conclu que
la fonction à cinq items (jeu avec des garçons, préférence pour les jeux de
garçons, s’imaginer en héros sportif et lire des romans d’aventures et des
histoires sportives, être considéré comme une « poule mouillée »)
était le discriminant le plus puissant et le plus parcimonieux chez les adultes
mâles pour déterminer l’orientation sexuelle. Nous avons également noté que
l’absence de traits et de comportements masculins semblait être un indice plus
puissant d’une orientation homosexuelle future que les traits et les
comportements traditionnels féminins et de l’autre sexe » (p.475).
[33] Whitam a développé et administré à 206
homosexuels et à 78 hétérosexuels mâles un inventaire à six items portant sur
leurs intérêts au cours de l’enfance : s’habiller comme l’autre sexe,
jouer avec des poupées, préférer s’affilier à des filles et à des femmes plus
âgées, être considéré comme une « poule mouillée » par ses pairs, et
concernant la nature de leurs jeux de sexe durant l’enfance. Pratiquement tous
les homosexuels (97%) déclaraient posséder un ou plusieurs de ces
« indicateurs de l’enfance », alors que 74% des sujets hétérosexuels
disaient n’avoir eu aucun de ces indicateurs durant leur enfance. (In Hockenberry, p.476)
[34] Thompson a comparé 127 homosexuels mâles avec
123 sujets d’un groupe témoin. « Les sept items les plus discriminants en
commençant par les plus élevés étaient :
a) l’enfant jouait au base-ball ... (jamais ou parfois dans le cas des
homosexuels) ; b) l’enfant participait à des jeux de compétition en
groupes (jamais ou parfois pour les homosexuels) ; c) l’enfant passait du
temps avec son père (très rarement pour les homosexuels) ; d) constitution
physique de l’enfant (homosexuels frêles, maladroits ; hétérosexuels athlétiques) ;
e) l’enfant se sentait accepté par le père (homosexuels, modérément ou pas du
tout) ; f) l’enfant jouait avec des garçons avant l’adolescence
(homosexuels, parfois) ; g) la mère insistait pour être le centre de
l’attention de l’enfant (homosexuels, souvent ou toujours) » (p.123).
[35] Bailey : « Les mères des homosexuels
avaient le souvenir d’enfants moins masculins et moins athlétiques »
(p.44).
[36] Fitzgibbons : « Une identité masculine
faible est facilement identifiable et, d’après mon expérience clinique, elle
est la cause principale de SSAD chez les hommes. Chose étonnante, elle peut
être une conséquence d’une mauvaise coordination entre l’œil et la main qui
entraîne une inaptitude à bien pratiquer un sport. Cet état est souvent
accompagné d’un fort rejet par les pairs. Cette « blessure sportive »
affectera négativement l’image de soi du garçon, sa relation avec ses pairs,
son identité de genre et l’image qu’il se fait de son corps » (p.88).
[37] Newman : « Subir l’ostracisme et être
ridiculisé peut jouer un rôle plus important qu’on ne pensait dans l’abandon
complet du rôle de mâle à l’avenir » (p.687)
[38] Beitchman : Parmi les adolescents, les
séquelles (d’agressions sexuelles) les plus fréquemment rapportées incluent
l’insatisfaction sexuelle, la promiscuité, l’homosexualité et une augmentation
du risque de re-victimisation »
(p.537).
[39] Bradley : « Chez nos adolescentes
souffrant de GID, on a souvent constaté une histoire d’agression sexuelle ou de
craintes d’agressions sexuelles » (p.878).
[40] Engel : « Quelques patientes lesbiennes
[victimes d’agressions sexuelles] traversent une période de confusion où elles
ne sont plus certaines d’être avec des femmes par choix ou simplement parce
qu’elles ont peur des hommes, qu’elles sont en colère contre eux, ou qu’elles
les trouvent repoussants à cause de l’agression sexuelle. (p.193)
[41] Gundlach a écrit que 39 des
217 lesbiennes contre 15 des 231 non-lesbiennes ont dit qu’elles avaient
été victimes de viols ou de tentatives de viol à l’âge de 15 ans ou avant
(p.62).
[42] Golwyn : « Nous en concluons que la
phobie sociale peut être dans un certain cas un facteur contributif au
comportement homosexuel » (p.40)
[43] Fergusson et autres ont trouvé que dans
l’échantillon d’une cohorte de naissance, les sujets gays, lesbiennes et
bisexuels avaient un taux considérablement plus élevé : d’idéation
suicidaire (67.9%/29.0%) ; de tentatives de suicide (32.1%/7.1) ; et
de troubles psychiques entre 14 et 21 ans -- dépression majeure (71.4%/38.2%) ;
de troubles d’anxiété généralisés (28.5%/12.5%) ; de troubles
comportementaux (32.1%/11.0%) ; de dépendance à la nicotine
(64.3%/26.7%) ; de toxicomanie (60.7%/44.3%) ; de troubles multiples
(78.6%/38.2%), que l’échantillon hétérosexuel. (p.879)
[44] Parris, dans une étude d’admissions
consécutives, a trouvé que le taux d’homosexualité dans l’échantillon BPD [cas
limite de troubles de la personnalité] était de 16,7%, comparé au 1,7% du
groupe contrôle non BPD. Le groupe homosexuel BPD avait un taux global d’agression
sexuelle pendant l’enfance de 100% par rapport à 37,3% pour le groupe
hétérosexuel BPD. « Il est intéressant de noter que trois des 10 patients
homosexuels borderline [cas limite] ont également mentionné un inceste
père-fils » (p.59).
[45] Zubenko : « L’homosexualité était 10
fois plus fréquente chez les hommes et six fois plus fréquente chez les femmes
souffrant de troubles de la personnalité borderline que dans la population
générale ou les sujets d’un groupe contrôle déprimé » (p.748).
[46] Gonsiorek parle du traitement d’homosexuels
qui sont aussi schizophrènes. (p.12)
[47] Bychowski : « ... les homosexuels chez
qui l’ego est resté fixé au stade précoce du narcissisme sont incapables de
traiter de façon conséquente et heureuse avec la réalité plutôt que de se
livrer à des actes homosexuels qu’ils investissent d’une grande vertu magique.
La structure de ces individus est proche à bien des égards de la
schizophrénie » (p.55).
[48] Kaplan : « En un certain sens,
l’homosexuel a bien des choses en commun avec le narcissique qui est en amour
avec lui-même. L’homosexuel est cependant incapable de s’aimer tel qu’il est,
car il est trop mécontent de lui-même ; il aime plutôt son ego idéal
représenté par le partenaire homosexuel qu’il a choisi. Ainsi, pour cet
individu, l’homosexualité devient une extension du narcissisme » (p.358).
[49] Berger : « Il est question d’un facteur
étiologique possible qui n’a pas été mentionné auparavant dans la
littérature : l’avortement d’une grossesse conçue par un patient mâle qui
a pu conduire le patient à « sortir du placard » ou à déclarer son
homosexualité » (p.251).
[50] APA : On peut distinguer les troubles
d’identité de genre d’une simple non-conformité au rôle sexuel stéréotypé par
le degré et la force de persuasion des désirs, des intérêts et des activités
transsexuels (p. 536).
[51] Phillips : « Les 16 items de la fonction
discriminante ... donnaient une classification correcte de 94,4% des
hétérosexuels et de 91,8% des homosexuels mâles. Ces résultats indiquent que
les hommes hétérosexuels et homosexuels sont classés avec une exactitude
équivalente sur la base d’une remémoration d’avoir eu ou non des expériences de
conformité au genre (masculin) durant leur enfance » (p.550).
[52] Harry : « Ces données suggèrent qu’une
certaine histoire de féminité durant l’enfance est presque toujours le signe
précurseur d’un comportement homosexuel adolescent » (p.259.
[53] Hadden : Selon mon expérience avec les
homosexuels mâles, ils reconnaissent presque universellement qu’ils étaient
inadaptés au moment où ils ont commencé l’école. Pour beaucoup, leurs parents
avaient jugé bien avant cela qu’ils avaient besoin d’aide psychiatrique »
(p.78).
[54] Rekers : « Lorsque nous l’avons vu pour
la première fois, le degré de son identification féminine était si élevé ...
qu’il suggérait des déterminants neurologiques et biochimiques irréversibles.
Après 26 mois de suivi, il ressemblait aux autres garçons et se comportait
comme eux. Ceux qui regardaient le vidéo du sujet avant et après le traitement
disaient qu’il s’agissait de « deux garçons différents ».
[55] Brown : En résumé, il semblerait donc que la
structure familiale comprenant la combinaison d’une mère dominatrice et
exagérément proche, associée à un père hostile ou faible, soit sans aucun doute
reliée au développement de l’homosexualité ...
Il est surprenant qu’il n’y ait pas eu de reconnaissance de cette
relation parmi les différentes disciplines intéressées aux enfants. Le problème
que soulève cette relation, c’est la façon d’informer et d’éduquer les
enseignants et les parents quant à l’influence décisive de la famille pour
déterminer le cours et l’issue du développement psychologique de l’enfant. Il
semble que rien ne justifierait d’attendre encore 25 ou 50 ans avant d’en
informer ceux qui s’occupent des enfants. Et les professionnels des sciences du
comportement n’ont aucune excuse pour continuer d’éviter de répandre cette
information et cette connaissance aussi largement que possible » (p.232).
[56] Acosta : « ... les meilleures
perspectives d’avenir pour une intervention dans l’homosexualité se situent
dans sa prévention grâce à une identification précoce et au traitement de
l’enfant potentiellement homosexuel »
(p.9).
[57] Green : « Cette étude longitudinale sur
deux groupes de garçons démontre que l’association entre un comportement
transsexuel important durant l’enfance et un comportement homosexuel à l’âge
adulte, suggéré par des rapports rétrospectifs antérieurs, peut être validée
par une étude prospective de garçons identifiés cliniquement ou par les
familles comme ayant des comportements compatibles avec les troubles d’identité
de genre de l’enfance. Cependant, tous les garçons ayant eu un comportement
transsexuel important ne sont pas devenus des adultes bisexuels ou
homosexuels » (p.340).
[58] Bieber :
« Les résultats thérapeutiques de notre étude nous offrent des
raisons d’être optimistes. Beaucoup d’homosexuels dont devenus exclusivement
hétérosexuels après un traitement psychanalytique. Bien que ce changement
puisse être accompli plus facilement par certains que par d’autres, nous
estimons qu’un passage à l’hétérosexualité est possible pour tout homosexuel
fortement motivé » (p.319).
[59] Clippinger : « Sur les 785 patients
traités, 307 - environ 38% - ont été guéris. En ajoutant les pourcentages des
deux autres études, nous pouvons dire qu’environ 40% des homosexuels ont été
guéris et qu’un autre 10 à 30% ont connu une amélioration, selon l’étude
particulière pour laquelle il y avait des statistiques disponibles » (p.22).
[60] Fine : « Que ce soit par l’hypnose ...
la psychanalyse de n’importe quelle école, la psychothérapie éducative, la
thérapie comportementale, ou de simples procédures éducationnelles, un nombre
considérable d’homosexuels déclarés sont devenus hétérosexuels... Si les
patients sont motivés, quelle que soit la procédure adoptée, un fort
pourcentage abandonnera son homosexualité. La désinformation voulant que
l’homosexualité ne puisse pas être traitée par la psychothérapie cause un tort
incalculable à des milliers d’hommes et de femmes ... Toutes les études, depuis
Schrenk-Notzing, ont produit des effets positifs, peu importe la variété de
traitement utilisée. (p.85-86)
[61] Kaye : Finalement, nous voyons des signes
d’optimisme thérapeutique dans le traitement psychanalytique des femmes
homosexuelles. Nous trouvons, en gros, une probabilité d’au moins 50%
d’amélioration significative chez les femmes ayant ce syndrome et qui se
présentent pour un traitement et le continuent » (p.634).
[62] MacIntosh a interrogé des psychanalystes qui
ont déclaré que des 824 patients mâles de 213 analystes, 197 (23.9%) avaient
changé vers l’hétérosexualité, 703 en avaient reçu des bienfaits thérapeutiques
significatifs, et que sur les 391 patientes de 153 analystes, 79 (20.2%) avaient changé vers l’hétérosexualité
et 318 en avaient reçu des bienfaits thérapeutiques significatifs. (p.1183)
[63] Marmor : « Les cliniciens représentés
dans ce volume présentent la preuve convaincante que l’homosexualité est un
état potentiellement réversible. Il n’est pas douteux qu’une grande partie des
succès récents dans le traitement de l’homosexualité vient de la reconnaissance
croissante parmi les psychanalystes que l’homosexualité est un trouble
d’adaptation » (p. 21).
[64] Nicolosi a étudié 850 individus et 200
thérapeutes et conseillers, en recherchant particulièrement ceux qui affirment
avoir obtenu un certain changement dans l’orientation sexuelle. Avant le
counseling ou la thérapie, 58% des répondants se percevaient comme
exclusivement ou presque entièrement homosexuels, et un autre 22% se
déclaraient plus homosexuels qu’hétérosexuels. Après le traitement, 13% se
percevaient toujours exclusivement ou presque entièrement homosexuels, alors
que 33% se décrivaient comme exclusivement ou presque entièrement
hétérosexuels. 99% ont dit qu’ils croyaient maintenant qu’un traitement de
l’homosexualité peut être efficace et d’une grande importance.
[65] Rogers : « En général, les rapports sur
les traitements de groupe des homosexuels sont optimistes ; dans presque
tous les cas, le thérapeute obtient un résultat favorable, que l’objectif de la
thérapie soit d’obtenir un changement d’orientation sexuelle ou une réduction
des problèmes concomitants » (p.22).
[66] Satinover a étudié la littérature relative au
traitement et, entre 1966 et 1974 seulement, la base de données Medline - ce
qui exclut de nombreux journaux de psychothérapie - répertoriait plus de mille
articles sur le traitement de l’homosexualité. Selon Satinover, ces rapports
contredisent l’affirmation voulant que le changement est impossible. Il serait
en fait plus juste de dire que toutes les données existantes suggèrent
fortement que l’homosexualité est tout à fait changeable. La plupart des
psychothérapeutes conviendront qu’on peut s’attendre à un taux de 30% dans le
traitement de n’importe quelle condition. (p.169)
[67] Throckmorton : « Plus précisément, la
question est la suivante : les techniques de thérapie de conversion
sont-elles efficaces pour obtenir un changement d’excitation sexuelle non
désirée ? Ma thèse est que les arguments contre la thérapie de conversion
exigent de ses adversaires qu’ils nous démontrent que pas un patient n’a tiré
profit de ces procédures ou que les avantages obtenus sont objectivement trop
coûteux pour être poursuivis, même s’ils sont réels. Les résultats disponibles
confirment l’observation de nombreux conseillers : de nombreux individus
ayant une orientation homosexuelle ont été capables de changement grâce à une
grande variété de techniques de counseling » (p.287)
[68] West résume ainsi les résultats des
études : les techniques comportementales ont le meilleur taux de succès
documenté (jamais inférieur à 30%) ; la psychanalyse affirme avoir
beaucoup de succès (le taux moyen semblait être d’environ 25% mais 50% des
bisexuels ont atteint l’hétérosexualité complète). « Toutes les études
jamais entreprises sur la conversion de l’orientation homosexuelle à
l’orientation l’hétérosexuelle ont obtenu un certain degré de réussite. »
[69] Barnhouse.
« Ces faits et ces statistiques sur les guérisons sont bien connus
et facilement vérifiables. De plus, bien des gens qui ont vécu leur
homosexualité comme un fardeau pour des raisons morales ou sociales sont
parvenus, sans l’aide de la psychothérapie, à se libérer de ce symptôme ;
un nombre important ont été capables de faire la transition vers une
hétérosexualité satisfaisante. En dehors des études publiées par ceux qui
spécialisent dans les traitements des troubles de la sexualité, bien des psychiatres
et des psychologues ayant une pratique plus générale (et je m’inclus moi-même
dans ce groupe) ont réussi à aider des patients homosexuels à faire une
transition complète vers une hétérosexualité permanente » (p.109).
[70] Bergler : « En presque trente ans, j’ai
terminé avec succès l’analyse de cent homosexuels ... et j’ai vu près de cinq
cents cas en consultation. Sur la base de l’expérience ainsi acquise, je
déclare positivement que l’homosexualité a un excellent pronostic dans le
traitement psychiatrique-psychoanalytique d’une durée de un à deux ans, avec un
minimum de trois rendez-vous par semaine - pourvu que le patient désire
réellement changer. Un nombre considérable de collègues ont obtenu les mêmes
résultats » (p.176).
[71] Bieber : « Nous avons suivi quelques
patients pendant aussi longtemps que 20 ans, qui sont restés exclusivement
hétérosexuels. Le taux de changement est évalué maintenant à 30% et va jusqu’à
50% pour les plus optimistes » (p.416).
[72] Cappon mentionnait que 90% des patients ayant
des problèmes de bisexualité étaient guéris (c’est-à-dire aucun retour à un
comportement homosexuel, aucune conscience de désirs ou de fantasmes
homosexuels) parmi les mâles qui mettaient fin au traitement par consentement
mutuel. Chez les patients homosexuels : 80% présentaient des signes
marqués d’amélioration (c’est-à-dire, rechutes occasionnelles, relâchement de
l’agression, hétérosexualité de plus en plus dominante) ... 50%
changeaient (p.265-268). 30% des patientes changeaient.
[73] Caprio : « Un grand nombre de mes
patientes, anciennes lesbiennes, qui ont communiqué avec moi longtemps après la
fin du traitement, m’ont informé qu’elles avaient fait un bon mariage et
qu’elles étaient convaincues de ne jamais retourner à un style de vie homosexuel » (p.299).
[74] Ellis : « ... nous pensons qu’il y a des
raisons de croire que la majorité des homosexuels qui s’inquiètent sérieusement
de leur situation et sont disposés à travailler à son amélioration peuvent, au
cours d’une psychothérapie active psycho-analytiquement orientée, être
nettement aidés pour parvenir à une orientation hétérosexuelle plus
satisfaisante » (p.194).
[75] Hadden : « Mon expérience m’amène à
conclure que les homosexuels peuvent être traités plus efficacement par une
psychothérapie de groupe lorsqu’ils commencent dans des groupes composés
exclusivement d’homosexuels. Dans de tels groupes, la rationalisation voulant
que l’homosexualité soit un mode de vie qu’ils souhaitent poursuivre est
démolie par les autres patients homosexuels » (p. 814).
[76] Hadden : « Nous faisons comprendre
clairement à chaque nouveau patient qui entre dans le groupe que nous ne
considérons pas l’homosexualité comme une maladie en particulier, mais comme le
symptôme d’un modèle général d’inadaptation ... Je prévois que plus d’un tiers
des patients qui persistent dans leur traitement connaîtront un renversement de
leur pattern sexuel, mais il pourrait être nécessaire de poursuivre le
traitement encore un an ou deux » (p.114).
[77] Hadfield mentionnait avoir guéri 8
homosexuels : « Par guérison, je ne veux pas dire ... que
l’homosexuel est simplement capable de maîtriser sa tendance ... Je ne veux pas
dire non plus que le patient est devenu capable d’avoir des relations sexuelles
et d’avoir des enfants, car il pourrait faire cela au moyen de fantasmes
sexuels. Par ‘guérison’, je veux dire que le patient a abandonné sa tendance
pour son propre sexe et que ses intérêts sexuels sont maintenant dirigés vers
l’autre sexe, de sorte qu’il est devenu à tous égards une personne sexuellement
normale » (p.1323)
[78] Hatterer mentionnait que 49 patients avaient
changé (20 se sont mariés ; de ceux-là, 10 sont restés mariés, 2 ont
divorcé et 18 sont parvenus à des
ajustements hétérosexuels) ; 18 ont été partiellement guéris et sont
demeurés célibataires ; 76 sont restés homosexuels (28 ont modéré - 58
n’ont rien changé). « Une partie importante non divulguée de la population
s’est fondue dans la société hétérosexuelle, des personnes qui avaient un
comportement homosexuel en fin d’adolescence et au début de l’âge adulte et
qui, d’elles-mêmes, ont résolu leurs conflits et abandonné ce comportement pour
se marier ou adopter des modèles d’adaptation bisexuels » (p.14)
[79] Kroneymeyer : « Après 25 années
d’expérience comme psychologue clinique, je crois fermement que l’homosexualité
est une réponse apprise à la suite de douloureuses expériences de jeunesse et
qu’elle peut être désapprise. Pour les homosexuels qui ne sont pas heureux de
leur vie et qui trouvent une thérapie efficace, l’homosexualité est
‘guérissable’ » (p.7)
[80] Exodus North America Update publie un
bulletin mensuel avec des témoignages d’hommes et de femmes qui ont abandonné
l’homosexualité. PO Box 77652, Seattle WA 98177, voir les numéros de 1990 à
2000.
[81] APA Fact sheet : Homosexuality and
Bisexuality : ... « Il n’existe pas de preuves scientifiques publiées pour
soutenir l’efficacité d’une ‘thérapie réparatrice’ comme traitement pour
changer son orientation sexuelle. »
[82] Herek : « Pas plus tard qu’en janvier
1990, le Dr Bryant Welch, directeur général pour la pratique professionnelle de
l’American Psychological Association, a déclaré ‘qu’il n’existe aucune preuve
scientifique pour soutenir l’efficacité d’une quelconque thérapie de conversion
pour tenter de changer son orientation sexuelle’ et que ‘les données de la
recherche suggèrent que les efforts pour ‘guérir’ les homosexuels ne sont rien
de plus qu’un préjugé social sous le couvert d’un attirail psychologique »
(p. 152).
[83] Tripp : « Selon moi, rien n’indique que
des changements fondamentaux aient pu être opérés par une thérapie dans la vie
sexuelle de qui que ce soit, et ils ne seraient d’ailleurs pas particulièrement
souhaitables. La meilleure orientation sexuelle d’une personne est celle qui
lui permet de sortir le meilleur de lui-même, spontanément. En lui enlevant sa
culpabilité et l’espoir puéril que la conformité est le chemin du bonheur, on
tend à lui donner la confiance et l’énergie nécessaires pour réussir beaucoup
plus facilement son intégration sociale. Étant donné que l’homosexualité est
une orientation différente et non une maladie, la guérison est manifestement
impossible. Ce qui passe pour une ‘guérison’ est la suppression en surface d’un
symptôme ou un évitement pur et simple »
(p.48)
[84] Goetze a examiné 17 études et trouvé qu’un
total de 44 personnes qui étaient exclusivement ou majoritairement
homosexuelles avait connu un changement complet d’orientation sexuelle.
[85] Coleman : « ... obtenir un changement de
comportement sexuel d’homosexuel à hétérosexuel chez une personne est selon moi
immoral. La preuve existe, comme l’a constaté cette étude, que les thérapeutes
peuvent changer le comportement pendant un certain temps. La question demeure
de savoir s’il est profitable pour les patients de changer leur comportement
pour quelque chose qui est en contradiction ou incompatible avec leur
orientation sexuelle » (p.354)
[86] Herron : « Le changement de comportement
sexuel d’une personne d’homosexuel à hétérosexuel pourrait être obtenu à partir
d’un potentiel déjà présent, mais cela ne changerait pas réellement la
préférence de la personne. La psychanalyse peut sembler changer l’orientation
sexuelle d’une personne, mais c’est en vérité un résultat limité qui ne se
produit qu’occasionnellement, et même alors, il est d’une durée
discutable » (p.179).
[87] Acosta : « La plupart des succès
thérapeutiques semblent être obtenus avec des bisexuels plutôt que des
homosexuels. L’utilisation conjointe de la psychothérapie et de techniques
comportementales spécifiques offre quelques promesses pour l’adaptation
hétérosexuelle chez certains patients » (p.9).
[88] Davison : « ... même si l’on devait
démontrer qu’une préférence sexuelle particulière pouvait être modifiée par une
expérience d’apprentissage négative, la question demeure de la pertinence de
ces données quant à la question morale de savoir si l’on devrait s’engager dans
un tel régime de changements comportementaux. La vérité toute simple est que
les données sur l’efficacité sont hors de propos. Même si l’on pouvait
effectuer certains changements, la question la plus importante demeure de
savoir si on le devrait. Je crois que non » (p.96). « Les programmes thérapeutiques
de changement d’orientation devraient être éliminés. Leur existence ne fait que
confirmer les préjugés professionnels et sociaux contre l’homosexualité, en
dépit d’un apparent discours progressiste sur sa normalité ... » (p.97).
[89] Gittings : « La communauté homosexuelle
considère les tentatives de changement des homosexuels vers l’hétérosexualité,
ou de formation à l’hétérosexualité des jeunes homosexuels prétendument plus
malléables ... comme une attaque contre notre peuple comparable en son genre à
un génocide .»
[90] Begelman : « Les efforts des thérapeutes
comportementaux pour réorienter les homosexuels vers l’hétérosexualité
constituent par leur existence même un élément causal important du renforcement
de la doctrine sociale voulant que l’homosexualité soit mauvaise » (p.180).
[91] Begelman : « Ma recommandation pour que
les thérapeutes comportementaux considèrent d’abandonner l’administration des
techniques de réorientation sexuelle est fondée sur les considérations
suivantes : l’administration de ces programmes signifie que l’on renforce
le système de croyance sociale concernant l’homosexualité. La signification du
fait de fournir des services de réorientation constitue un élément de plus dans
un lien causal d’oppression » (p.217).
[92] Murphy : « Il n’y aurait pas de
techniques de réorientation s’il n’y avait pas d’interprétation voulant que
l’homoérotisme soit un état inférieur, une interprétation qui, dans de nombreux
cas, continue d’être médicalement définie, criminellement appliquée,
socialement sanctionnée et religieusement justifiée. Et c’est dans cette
interprétation morale, plus que dans la théorie médicale régnante aujourd’hui,
que tous les programmes de réorientation sexuelle trouvent leur origine commune
et leur justification » (p.520).
[93] Sleek cite Linda Garnet, présidente de
l’APA's Board for Advancement of Psychology in the Public Interest, qui a
déclaré que les thérapies de réorientation « se nourrissent du préjugé de
la société envers les gays et peuvent exacerber les problèmes d’un patient
ayant une faible estime de soi et des sentiments de honte et de
culpabilité ».
[94] Smith : « Naturellement, tous les
parents souhaitent que leurs enfants soient heureux et leur ressemblent, et
s’il était possible de prévenir l’ajustement homosexuel (sans parler du
transsexualisme) la plupart des parents accueilleraient volontiers
l’intervention. D’autre part, cela soulève des questions éthiques de l’ordre
des « solutions finales » à des problèmes de minorité » (p.67).
[95] Begelman : « La recommandation n’est pas
fondée sur un désaccord abstrait quelconque avec le principe que le patient a
le droit de se faire aider pour réduire son anxiété ou son trouble. Mais elle
reconnaît le fait que la personne homosexuelle qui recherche un traitement le
fait la plupart du temps parce qu’elle a été contrainte d’adopter un point de
vue conventionnel et préjudiciable sur son comportement. On peut se demander en
raison de quel fondement éthique nous sommes obligés d’abandonner un patient en
faveur d’une allégeance à un ensemble de considérations abstraites » (p.217).
[96] Silverstein : « Suggérer qu’une personne
se présente volontairement pour changer son orientation sexuelle, c’est ne pas
tenir compte de l’importance du stress environnemental, de l’oppression, si
vous voulez, qui lui a dit durant des années qu’il devrait changer ... Ce qui
les amène au counseling c’est la culpabilité, la honte et la solitude qui
accompagnent leur secret. Si vous voulez réellement les aider à choisir
librement, je suggère que vous commenciez par les libérer de leur culpabilité.
Permettez-leur de dissoudre la honte de leurs désirs et de leurs actes et de se
sentir à l’aise dans leur sexualité. Ensuite, laissez-les choisir ; mais
pas avant » (p.4).
[97] Barrett : « Aider les gays et les
lesbiennes à s’écarter d’une autorité religieuse externe peut mettre en
question la propre acceptation de l’enseignement religieux du conseiller »
(p.8).
[98] Nelson, professeur de morale chrétienne,
défend l’infidélité homosexuelle : « ... c’est être insensible et
injuste que de juger les gays et les lesbiennes à partir de l’idéal
hétérosexuel de la relation monogame ... Certains de ces couples (et c’est vrai
aussi pour des couples hétérosexuels) ont exploré des relations qui admettent
la possibilité d’une intimité sexuelle avec des partenaires secondaires »
(p.173).
[99] Mirkin : « Cet article va montrer que,
comme l’homosexualité, le concept d’abus à l’égard de l’enfant est une création
moderne de culture et de classe. Bien que les Américains considèrent que le
sexe entre les générations soit un mal, il a été permis ou obligatoire dans
bien des cultures et des périodes de l’histoire. Le sexe avec de jeunes mâles
est particulièrement répandu » (p.4).
[100] Smith : « La pédophilie est peut-être
plus une étiquette culturelle que n’importe qu’elle autre condition
fondamentalement médicale ou psychiatrique ; les découvertes
anthropologiques soutiennent ce point de vue » (p.68).
[101] Davison : « Bieber et autres ont trouvé
que ce qu’ils appelaient une « mère dominatrice et surprotectrice »
est beaucoup plus présente dans l’histoire des patients homosexuels en analyse
que dans le groupe contrôle hétérosexuel. Mais qui a-t-il de mal avec une telle
mère, à moins que vous ne la retrouviez dans l’existence de gens dont vous
jugez au préalable le comportement habituel pathologique ? De plus, même
lorsqu’on a identifié un trouble émotionnel chez un homosexuel, on pourrait
soutenir que le problème est causé par l’extrême contrainte pesant sur
l’individu qui doit vivre dans une société qui affirme que les homosexuels sont
‘queer’ et qui les oppresse fortement » (p.92)
[102] Menvielle dans une lettre critiquant un
article sur le GID par Bradley et Zucker (1997) : « Les implications
éthiques sur la question de savoir si le GID de l’enfance est un trouble
psychiatrique plutôt que la manifestation d’une orientation sexuelle normale
sont vitales, car il serait alors incorrect de cataloguer comme malades les enfants pré-homosexuels » (p.243). Bradley et Zucker ont répondu :
« Le Dr Menvielle est naïf de s’imaginer que ces enfants seraient heureux
si on leur permettait simplement de ‘grandir’ en poursuivant leur comportement
et leurs intérêts transsexuels, y compris le désir de changer de sexe. Ce sont
des enfants malheureux qui, dans leur douleur, utilisent ces comportements
comme moyens de défense » (p.244)
[103] Fitzgibbons : « L’expérience m’a appris
que la guérison est un processus difficile et que grâce aux efforts mutuels du
thérapeute et du patient, de graves blessures émotionnelles peuvent être
guéries avec le temps » (p.96).
[104] Doll : 42% d’un échantillon de 1.001
homosexuels ont relaté dans leur enfance des expériences qui répondent aux
critères d’agression sexuelle contre des enfants.
[105] Stephan : « ... les homosexuels ont dit
avoir connu leur premier orgasme à un plus jeune âge que les
hétérosexuels ». 24% des orgasmes des homosexuels ont eu lieu au cours de
contacts homosexuels, contre 2% pour les hétérosexuels (p.511).
[106] Bell : L’âge moyen pour la première expérience
sexuelle des homosexuels et de 9,7 ans. Il est de 11,6 ans pour les
hétérosexuels.
[107] Johnson : « Les 40 adolescents mâles
victimes d’agression sexuelle étaient âgés de 14 à 21 ans au moment de leur
première consultation ... Aucun adolescent de moins de 15 ne disait avoir été
sexuellement agressé et seulement six sur les 40 avaient moins de 17 ans ...
Seuls six des 40 patients disaient avoir parlé de l’agression à quelqu’un
d’autre avant l’entrevue ... Les six patients se sont identifiés comme
homosexuels habituels (p.374). « Bien que la population mâle de notre
clinique soit pour presque la moitié âgée de moins de 15 ans, tous les
adolescents qui ont admis avoir été agressés sexuellement avaient plus de 15
ans. Étant donné que toutes les agressions rapportées ont eu lieu au cours de
la préadolescence, on ne peut que supposer que nos jeunes adolescents mâles
n’ont pas rapporté des agressions sexuelles antérieures. » Sur les 40
ayant rapporté une agression sexuelle, 47,5% se sont identifiés comme
homosexuels (p.375).
[108] Saghir et Robins ont trouvé qu’alors que 6%
des hétérosexuels de moins de 19 ans et 0% de ceux âgés de plus de 19 ans se
masturbaient au moins 4 fois par semaine, 46% des homosexuels de moins de 19
ans, 31% de ceux entre 20 et 29 ans et 26% des plus de 30 ans le faisaient
aussi (p.49 - 50).
[109] Beitchman : « ... les enfants d’âge
scolaire des deux sexes victimes d’agressions sexuelles, tout comme les enfants
agressés d’âge préscolaire, semblaient plus portés à manifester des comportements
sexuels inappropriés (par exemple, une masturbation excessive, une
préoccupation sexuelle, et de l’agression sexuelle) que les groupes contrôles
normaux et cliniques (p.544).
[110] Goode : Ne se masturbaient jamais - 28% des
femmes sans expérience homosexuelle, contre 0% des femmes avec expérience
homosexuelle. Se sont masturbées six fois ou plus le mois dernier - 13% des
FSEH contre 59% des FAEH.
[111] Saghir et Robins ont trouvé que 40% des
homosexuels payaient ou recevaient de l’argent pour du sexe, contre 17% du
groupe contrôle (non homosexuels) qui payaient pour du sexe mais ne recevaient
jamais d’argent (p.81).
[112] Fifield : « ... un nombre inquiétant
d’hommes et de femmes gays
[113] Saghir et Robins ont trouvé que 30% des
homosexuels de leur échantillon déclaraient avoir une dépendance à l’alcool
contre 20% des hétérosexuels (p.119.
[114] Beitchman : « Un examen des études
rapportant une symptomatologie parmi les adolescents agressés sexuellement
révélait la présence de dépression, d’une faible estime de soi et d’idéation
suicidaire » (p.544).
[115] Zucker : « ... En général, nous sommes
d’accord avec ceux (par exemple, Green 1972; Newman 1976; Stoller, 1978) qui
croient que plus le traitement commence tôt, meilleur est le résultat » (p.281).
« Nous avons constaté qu’un nombre important d’enfants avec leur famille
peut obtenir un changement considérable. Dans ces cas, les troubles d’identité
de genre sont pleinement résolus, et rien dans le comportement ou les fantasmes
de l’enfant ne suggère que les troubles d’identité de genre demeurent
problématiques ... Tout bien considéré, cependant, nous sommes d’avis qu’un
clinicien devrait, dans de tels cas, être optimiste et non nihiliste quant à la
possibilité d’aider les enfants à devenir plus assurés dans leur identité de
genre » (p.282).
[116] Newman : « Les garçons féminins,
contrairement aux hommes ayant des troubles d’identité de genre
postpubertaires, semble répondre remarquablement bien au traitement »
(p.684).
[117] Newman : « Les taquineries et le rejet
social par les pairs mâles diminuent et sont remplacés par l’acceptation. (p.684)
[118] Bradley : « Selon notre expérience,
cette souffrance diminue radicalement et l’estime personnelle augmente lorsque
les parents sont capables de valoriser l’enfant, de soutenir et d’encourager le
comportement de son sexe » (p.245).
[119] Bates : « Il semble probable que ce
soit la combinaison de l’efféminement, d’une timidité extrême, de l’aversion
sociale et de l’immaturité qui constitue les conditions suffisantes pour que
les parents, les écoles et les autres fassent appel à une intervention clinique
pour l’efféminement » (p.14)
[120] Newman : « Les mères craignent
généralement de perdre la compagnie de leur fils lorsqu’il devient plus
masculin et sont par conséquent peu disposées à commencer un programme de
traitement » (p.684).
[121] Garofalo : « Les adolescents gays et
bisexuels prennent plus de risques et se livrent à des comportements dangereux
plus tôt que les adolescents qui se décrivent comme hétérosexuels. Les
adolescents gays, lesbiennes et bisexuels étaient plus portés à considérer ou à
tenter le suicide, à abuser de l’alcool ou des drogues, à participer à des
activités sexuelles à risque ou à être pris pour victimes, et à s’engager plus tôt
dans ces comportements »
[122] Osmond et autres ont mené une étude
domestique d’hommes célibataires âgés de 18 à 29 ans et trouvé que sur 328
homosexuels 20,1% étaient porteurs du VIH.
[123] Stall : « ... la fréquence de
l’utilisation de drogues particulières dans cet échantillon d’une communauté
gay urbaine est très élevée et il existe des différences importantes entre le
nombre de drogues utilisées par les homosexuels et les hétérosexuels
interrogés. Le fait qu’une proportion assez importante d’hommes gays utilise de
nombreuses sortes de drogues soulève la possibilité que l’utilisation
simultanée de drogues est relativement fréquente chez les hommes gays »
(p.71).
[124] Signorile, cite Steve Troy :
« Nous sommes à l’âge du sida et je crois que les gens ont l’attitude
suivante, - Je ne sais pas combien de temps je vais vivre ... La majorité des
gens qui participent à des ‘circuit parties’ sont séropositifs pour le
VIH ; je le pense vraiment. Leur attitude est, ‘Je vais vivre pour le
moment présent’. Les ‘circuit parties’ sont le seul moyen que nous ayons
d’échapper totalement à la réalité. Ce qui est malheureux, c’est que
lorsque nous prenons de la drogue, nous devenons beaucoup moins inhibés. Nous
faisons alors des choses que nous ne ferions pas si nous avions toute notre
tête ... Et, pour être honnête, je ne peux pas dire que je n’ai pas fait ça
moi-même. Quand les gens sont drogués, les risques de sexe sans protection sont
plus grands - à peu près dix fois plus élevés » (p. 116).
[125] Rekers : « Avec d’importantes
subventions de recherche du National Institute of Mental Health, j’ai démontré
expérimentalement un traitement affectif pour les « troubles d’identité de
genre de l’enfance » qui semble offrir du potentiel pour la prévention de
l’orientation homosexuelle chez les hommes, à condition d’être largement
appliqué dans la population .»
[126] Mulry : « ... les hommes qui ne
buvaient jamais avant les relations sexuelles étaient moins portés à avoir des
relations annales non protégées, alors que 90% des hommes qui avaient eu au
moins une relation annale non protégée buvaient aussi au moins quelquefois
avant une relation sexuelle. » Le rapport a trouvé « une absence
virtuelle d’individus qui ne buvaient pas mais qui avaient des relations
sexuelles annales sans protection » (p.181)
[127] Bell : 62% des 575 homosexuels d’une étude
publiée en 1978 avaient contracté une maladie transmise sexuellement par des
contacts homosexuels [128]. Rotello : Qui voudrait encourager ses enfants
à s’engager dans une existence qui les expose à un risque d’infection au VIH de
50% ? Qui voudrait même demeurer
neutre à propos d’une telle possibilité ? Si le raisonnement en faveur de
la tolérance sociale pour l’homosexualité est qu’elle accorde à de jeunes gays
la même chance dans la poursuite du bonheur, un tel raisonnement est
désespérément sapé par une interminable épidémie qui leur refuse ce
bonheur » (p.286).
[129] Stall : Même en utilisant des plans
transversaux, l’efficacité des interventions dans le domaine de l’éducation sur
la santé pour réduire les risques d’infection au VIH n’a pas été
infailliblement démontrée ... On ne peut pas
présumer que davantage d’éducation sur une longue période de temps
amènera effectivement des changements de comportement parmi les hommes chroniquement
à risque » (p.883).
[130] Calabrese, Harris, et Easley, qui ont étudié
un échantillon d’hommes gays vivant à l’extérieur de la grande communauté
côtière gay, ont trouvé que ni l’assistance à une conférence sur le sexe sans
risque, ni la lecture d’une brochure sur le sexe sans risque, ni les conseils
d’un médecin concernant le sida, ni le dépistage des anticorps du VIH, ni le
counseling à un autre laboratoire d’analyse ne pouvaient être reliés à une
participation au sexe sans risque.
[131] Hoover : « La probabilité globale de
séroconversion [du VIH négatif au VIH positif] avant l’âge de 55 ans est
d’environ 50%, la séroconversion se poursuivant encore à l’âge de 55 ans et
au-delà. Étant donné que cette cohorte se compose de volontaires recevant une
solide éducation sur la transmission du VIH-1, les taux de séroconversion
future de la population homosexuelle en général peuvent être même plus élevés
que ceux observés ici » (p.1190).