Dans le
Sacrement de l’Eucharistie, se résume tout le mystère de notre salut
Les
premiers paragraphes donnent la tonalité de l'ensemble : « L'Église vit de
l'Eucharistie » qui constitue la plus haute manifestation de l'amour du Christ pour
son Église. En d'autres termes, le mystère pascal, que nous célébrons tout au
long de ces semaines suivant la fête de la Résurrection, se trouve comme « concentré
» dans l'Eucharistie. Il s'agit donc de replacer celle-ci au centre, au centre
de notre prière, de notre vie chrétienne, de nos églises, comme elle se trouve
déjà au centre de l'Église. Il s'agit de raviver notre admiration à son
endroit.
«
Mysterium fidei -- Mystère
de la foi ! ». Quand le prêtre prononce ou chante ces paroles, les fidèles disent
l'acclamation : « Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta
résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ».
Par ces
paroles, ou par d'autres semblables, l'Église désigne le Christ dans le
mystère de sa Passion, et elle révèle aussi son propre mystère : Ecclesia de
Eucharistia. Si c'est par le don de l'Esprit Saint à la Pentecôte que
l'Église vient au jour et se met en route sur les chemins du monde, il est
certain que l'institution de l'Eucharistie au Cénacle est un moment décisif de
sa constitution. Son fondement et sa source, c'est tout le Triduum pascal,
mais celui-ci est comme contenu, anticipé et «concentré» pour toujours dans le
don de l'Eucharistie. Dans ce don, Jésus Christ confiait à l'Église
l'actualisation permanente du mystère pascal. Par ce don, il instituait une
mystérieuse «contemporanéité» entre le Triduum et le cours des siècles
(n. 5).
A
l'inverse, comme il est dit dans la conclusion, ce mystère est tellement grand
qu'il ne supporte ni interprétation réductrice, ni manipulation : « Il doit
être vécu dans son intégrité, que ce soit dans l'acte de la célébration ou dans
l'intime échange avec Jésus que l'on vient de recevoir dans la
communion. » (n. 61).
Quatre
grandes idées structurent l'ensemble du texte :
L'Eucharistie
est un sacrifice
Il arrive
que des ombres se glissent dans notre compréhension de la foi. C'est ainsi que
nous aurions tendance aujourd'hui à oublier que l'Eucharistie n'est pas
seulement un repas fraternel ou un banquet convivial; elle est d'abord un
sacrifice. La messe actualise et rend présente l'offrande du Christ. Il s'est
donné intégralement à son Père. Par sa mort sur la croix, volontairement
acceptée, il offre sa vie régénératrice à tous les hommes.
Quand elle
célèbre l’Eucharistie, l’Église fait mémoire du don initial et fondateur. Elle
rappelle aussi sa vocation propre et celle de chacun de ses membres de s’offrir
en sacrifice.
Il est
vrai que le terme de « sacrifice » passe mal de nos jours. Notre
époque préfère les valeurs de l’épanouissement personnel à celles de l’oubli de
soi et de l’oblativité. Qui pourrait nier cependant qu’il n’existe pas de vie
politique, de vie sociale, de vie familiale, de vie personnelle enfin, sans don
de soi-même, donc sans sacrifice ? Pour nous, lorsque nous recevons le
Christ en personne, nous sommes invités à le suivre jusqu’au bout, jusqu’au
sacrifice suprême.
Quand
l’Église célèbre l’Eucharistie, mémorial de la mort et de la résurrection de
son Seigneur, cet événement central su salut est rendu réellement présent et
ainsi « s’opère l’œuvre de notre rédemption ». Ce sacrifice est
tellement décisif pour le salut du genre humain que Jésus-Christ ne l’a
accompli et est retourné vers le Père qu’après nous avoir laissé le moyen d’y
participer comme si nous y avions été présents. Tout fidèle peut ainsi y
prendre part et en goûter les fruits d’une manière inépuisable. Telle est la
foi dont les générations chrétiennes ont vécu au long des siècles. Cette foi,
le Magistère de l'Église l'a continuellement rappelée avec une joyeuse
gratitude pour ce don inestimable. Je désire encore une fois redire cette
vérité, en me mettant avec vous, chers frères et sœurs, en adoration devant ce
Mystère : Mystère immense, Mystère de miséricorde. Qu'est-ce que Jésus pouvait
faire de plus pour nous ? Dans l'Eucharistie, il nous montre vraiment un amour
qui va « jusqu'au bout » (cf. Jn 13, 1), un amour qui ne connaît pas de mesure
(n. 11).
L'Église
vit continuellement du sacrifice rédempteur, et elle y accède non seulement par
un simple souvenir plein de foi, mais aussi par un contact actuel car ce
sacrifice se rend présent, se perpétuant
sacramentellement, dans chaque communauté qui l'offre par les mains du
ministre consacré. De cette façon, l'Eucharistie étend aux hommes d'aujourd'hui
la réconciliation obtenue une fois pour toutes par le Christ pour l'humanité de
tous les temps. En effet, « le sacrifice du Christ et le sacrifice de
l'Eucharistie sont un unique sacrifice » (n. 12).
C'est
vraiment le Christ en personne qui se donne
L'Eucharistie est le lieu de la présence
réelle du Christ. Ce n'est pas par métaphore, de manière imagée ou symbolique,
que l'Église parle du Corps et du Sang du Christ. C'est vraiment Lui-même qui se
donne en personne. En communiant chacun le reçoit; mais on pourrait aussi bien
dire que le Christ reçoit chacun de nous. En célébrant l'Eucharistie, les
baptisés reçoivent un avant-goût du paradis et de la communion éternelle avec
les Personnes divines et les saints. Le corps du Christ ressuscité devient la
garantie de la résurrection des corps à la fin des temps.
Le Concile Vatican II avait bien
souligné que l’Eucharistie constituait le sommet de la vie chrétienne. Il faut
ajouter qu’elle représente tout autant la source et le sommet de toute
évangélisation.
En renforçant l'incorporation à la personne
du Christ, elle fonde la vie fraternelle bien en deçà d'une simple
convivialité.
Étroitement
uni à la célébration du sacrifice eucharistique, le culte rendu à l'Eucharistie
en dehors de la messe est aussi d'une valeur inestimable dans la vie de
l'Église. Il revient aux prêtres de l'encourager, par exemple dans les expositions
du Saint Sacrement ou l'adoration devant le Christ présent sous les espèces
eucharistiques.
L'incorporation
au Christ, réalisée par le Baptême, se renouvelle et se renforce
continuellement par la participation au sacrifice eucharistique, surtout par la
pleine participation que l'on y a dans la communion sacramentelle. Nous pouvons
dire non seulement que chacun d'entre nous reçoit le Christ, mais aussi que le
Christ reçoit chacun d'entre nous. Il resserre son amitié avec nous : « Vous
êtes mes amis » (Jn 15, 4). Quant à nous, nous vivons grâce à lui : «
Celui qui me mangera vivra par moi » (Jn 6, 57). Pour le Christ et son
disciple, demeurer l'un dans l'autre se réalise de manière sublime dans la
communion eucharistique : « Demeurez en
moi, comme moi en vous, » (Jn 15. 4).
En
s'unissant au Christ, le peuple de la Nouvelle Alliance, loin de se refermer
sur lui-même, devient sacrement pour l'humanité, signe et instrument du salut
opéré par le Christ, lumière du monde et sel de la terre (cf. Mt 5, 13-16) pour
la rédemption de tous. La mission de l'Église est en continuité avec celle du
Christ : « De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie » (Jn 20,
21). C'est pourquoi, de la perpétuation du sacrifice du Christ dans l'Eucharistie
et de la communion à son Corps et à son Sang, l'Église reçoit les forces spirituelles
nécessaires à l'accomplissement de sa mission. Ainsi, l'Eucharistie apparaît
en même temps comme la source et le sommet de toute l’évangélisation, puisque
son but est la communion de tous les hommes avec le Christ et en lui avec le
Père et l'Esprit Saint (n. 22).
Le prêtre
est le ministre de l'Eucharistie
Lors de la
Cène, seuls les apôtres entouraient Jésus; les disciples ne s'y trouvaient pas.
Si comme l'enseigne le Concile : « les fidèles, pour leur part, en vertu de
leur sacerdoce royal, concourent à l'offrande de l'Eucharistie », il revient
au ministre ordonné, successeur des apôtres, ou à ses collaborateurs, les
prêtres, de présider le sacrifice eucharistique. Lui seul agit « au nom du
Christ »; il agit, non pas en son nom ou à sa place, mais dans une totale
identification à sa personne. Il ne saurait y avoir d'Eucharistie sans prêtre.
Il ne saurait pas davantage y avoir de vie sacerdotale sans Eucharistie :
c'est elle qui lui permet de dépasser la dispersion inhérente à ses activités
et de renouer à chaque fois avec le plus profond de sa vie spirituelle. Il ne
saurait y avoir enfin de prêtre sans ordination.
Le public
français ne sera sans doute guère sensible à ce dernier rappel Dans quelques
pays voisins cependant est née et se développe l'idée selon laquelle toute
communauté chrétienne serait à même de se donner les ministres dont elle a
besoin : en réalité, le ministère est un don reçu par la communauté à travers
la succession épiscopale qui remonte jusqu'aux apôtres.
Enfin,
l'Église est apostolique en ce sens qu' « elle continue à être enseignée,
sanctifiée et dirigée par les apôtres jusqu’au retour du Christ, grâce à ceux
qui leur succèdent dans leur charge pastorale : le collège des évêques,
assisté par les prêtres, en union avec le successeur de Pierre, pasteur
suprême de l'Église ». Succéder aux apôtres dans la mission pastorale implique
nécessairement le sacrement de l'Ordre, à savoir la suite ininterrompue des
ordinations épiscopales remontant jusqu'aux origines. Cette succession est
essentielle pour qu'il y ait l'Église au sens propre et plénier.
L'Eucharistie
exprime aussi ce sens de l'apostolicité. En effet, comme l'enseigne le Concile
Vatican II : « les fidèles, pour leur part, en vertu de leur sacerdoce royal, concourent
à l'offrande de l'Eucharistie », mais c'est le prêtre qui « célèbre le
Sacrifice eucharistique en la personne du Christ et l'offre à Dieu au nom de
tout le peuple ». C'est pour cela que dans le Missel romain il est prescrit que
ce soit le prêtre seul qui récite la prière eucharistique pendant que le
peuple s'y associe dans la foi et en silence (n. 28).
Tout cela
montre combien est douloureuse et anormale la situation d'une communauté
chrétienne qui, tout en ayant les caractéristiques d'une paroisse quant au
nombre et à la variété des fidèles, manque cependant d'un prêtre pour la
guider. En effet, la paroisse est une communauté de baptisés qui expriment et
consolident leur identité, surtout à travers la célébration du Sacrifice
eucharistique. Mais pour cela la présence d'un prêtre est nécessaire, lui seul
ayant le pouvoir d'offrir l'Eucharistie in persona Christi. Quand la
communauté est privée de prêtre, on cherche à juste titre à y remédier d'une
certaine manière, afin que se poursuivent les célébrations dominicales, et,
dans ce cas, les religieux et les laïcs qui guident leurs frères et sœurs dans
la prière exercent de façon louable le sacerdoce commun de tous les fidèles,
fondé sur la grâce du Baptême. Mais de telles solutions ne doivent être
considérées que comme provisoires, durant le temps où la communauté est en
attente d’un prêtre.
Le caractère
sacramentellement inachevé de ces célébrations doit avant out inciter l’ensemble
de la communauté à prier avec une plus grande ferveur pour que le Seigneur
envoie des ouvriers à sa moisson (cf. Mt 9, 38) ; il doit aussi l’inciter
à mettre en œuvre tous les autres éléments constitutifs d’une pastorale
vocationnelle adaptée, sans céder à la tentation de chercher des solutions
dans l'affaiblissement des exigences relatives aux qualités morales et à la
formation exigées des candidats au sacerdoce (n. 32).
L'Eucharistie
est source de vie
Si l'Eucharistie représente le
sommet de tous les sacrements et le sommet de la vie chrétienne, elle doit
susciter un désir constant dans le cœur des fidèles. Sa célébration ne peut se
faire à la légère, sous la seule impulsion des initiatives subjectives, mais
dans une dignité garantie par des normes objectives. Le Peuple de Dieu a droit
à ce que ces normes soient respectées. L'Encyclique reprend quelques conditions
bien connues relatives à la réception : pour communier, il faut être baptisé,
adhérer à la communion ecclésiale et se trouver personnellement en état de
grâce.
Par ailleurs, en raison du caractère
même de la communion ecclésiale et du rapport qu'elle entretient avec le sacrement
de l'Eucharistie, il faut rappeler que « le sacrifice eucharistique, tout en
étant toujours célébré dans une communauté particulière, n'est jamais une
célébration de cette seule communauté : celle-ci, en effet, en recevant la
présence eucharistique du Seigneur reçoit l’intégralité du don du salut et,
bien que dans sa particularité visible permanente, elle se manifeste aussi
comme image et vraie présence de l’Église une, sainte, catholique et
apostolique ». Il en découle qu'une communauté vraiment eucharistique ne peut
se replier sur elle-même, comme si elle était autosuffisante, mais qu'elle doit
être en syntonie avec chaque autre communauté catholique.
La communion ecclésiale de l'assemblée
eucharistique est communion avec son évêque et avec le pontife romain. En
effet, l'évêque est le principe visible et le fondement de l'unité dans son
Église particulière. Il serait donc tout à fait illogique que le sacrement par
excellence de l'unité de l’Église soit célébré sans une véritable communion
avec l'évêque. Saint Ignace d'Antioche écrivait : « Que cette Eucharistie soit
seule regardée comme légitime, qui se fait sous la présidence de l'évêque ou de
celui qu'il en a la charge ». De là même manière, puisque « le Pontife romain,
en qualité de Successeur de Pierre, est le principe et le fondement permanents
et visibles de l'unité, aussi bien des évêques que de la multitude des fidèles
», la communion avec lui est une exigence intrinsèque de la célébration du
sacrifice eucharistique. De là vient la profonde vérité exprimée de diverses
manières par la liturgie : « Toute célébration de l'Eucharistie est faite en
union non seulement avec l'évêque, mais aussi avec le Pape, avec l'Ordre
épiscopal, avec tout le clergé et le peuple tout entier. Toute célébration
valide de l'Eucharistie exprime cette communion universelle avec Pierre et avec
l’Église tout entière ou bien la réclame objectivement, comme dans le cas des
Églises chrétiennes séparées de Rome » (n. 39).
Comme la femme de Fonction à
Béthanie, l’Église n'a pas craint de « gaspiller », plaçant le meilleur de ses
ressources pour exprimer son admiration et son adoration face au don incommensurable
de l'Eucharistie. De même que les premiers disciples chargés de préparer la «
grande salle », elle s'est sentie poussée et dans la succession des cultures,
à célébrer l'Eucharistie dans un contexte digne d'un si grand mystère. La
liturgie chrétienne est née dans le sillage des paroles et des gestes de Jésus,
développant l'héritage rituel du judaïsme. Et, en effet, comment pourrait-on
jamais exprimer de manière adéquate l'accueil du don que l’Époux divin fait
continuellement de lui-même à l’Église-Épouse, en mettant à la portée des
générations successives de croyants le Sacrifice offert une fois pour toutes
sur la Croix et en se faisant nourriture pour les fidèles ? Si la logique du «
banquet » suscite un esprit de famille, l’Église n'a jamais cédé à la tentation
de banaliser cette « familiarité » avec son Époux en oubliant qu'il est aussi
son Seigneur et que le « banquet » demeure pour toujours un banquet
sacrificiel, marqué par le sang versé sur le Golgotha. Le Banquet eucharistique
est vraiment un banquet sacré dans lequel la simplicité des signes cache la
profondeur insondable de la sainteté de Dieu : .
« 0 Sacrum convivium, in quo
Christus sumitur ! ». Le
pain qui est rompu sur nos autels, offert à notre condition de pèlerins en
marche sur les chemins du monde, est pain des anges, dont on ne peut
s'approcher qu'avec l'humilité du centurion de l’Évangile : « Seigneur, je ne
suis pas digne que tu entres sous mon toit » (Mt 8, 8; Lc 7, 6) (n. 48).
Le texte invite enfin à contempler
Marie. Elle est par excellence une femme « eucharistique ». Elle a exercé sa
foi eucharistique avant même l'institution de la Dernière Cène, puisqu'elle a
offert son sein pour l'incarnation du Verbe. Elle est le premier « tabernacle »
de l'histoire; elle a fait sienne la dimension sacrificielle de l'Eucharistie.
Aussi le Pape a-t-il inscrit l'Eucharistie parmi les mystères lumineux du
Rosaire.
Il existe donc une analogie profonde
entre le fiat par lequel Marie répond aux paroles de l'Ange et l'amen
que chaque fidèle prononce quand il reçoit le corps du Seigneur. A Marie, il
fut demandé de croire que celui qu'elle concevait « par l'action de l'Esprit
Saint » était le « Fils de Dieu » (cf. Lc 1, 30-35). Dans la continuité avec la
foi de la Vierge, il nous est demandé de croire que, dans le mystère
eucharistique, ce même Jésus, Fils de Dieu et Fils de Marie, se rend présent
dans la totalité de son être humain et divin, sous les espèces du pain et du
vin (n. 55).
Jean-Paul II considère comme une
grâce personnelle d'avoir pu rédiger cette encyclique. Il parle volontiers de
lui-même, de sa vie de prière et de ses célébrations quand il était un jeune
prêtre. Il attend d'elle qu'elle insuffle de la joie, de l'élan et un dynamisme
nouveau aux communautés chrétiennes. Comme il l'écrivait déjà dans sa lettre
encyclique Novo millennio ineunte : « Il ne s'agit pas d'inventer un
‘nouveau programme’. Le programme existe déjà : c'est celui de toujours, tiré
de l’Évangile et de la tradition vivante. Il est centré, en dernière analyse,
sur le Christ lui-même, qu'il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en lui
la vie trinitaire et pour transformer avec lui l'histoire jusqu'à son
achèvement dans la Jérusalem céleste ».
En donnant à l'Eucharistie toute
l'importance qu'elle mérite et en veillant avec une grande attention à n'en
atténuer aucune dimension ni aucune exigence, nous montrons que nous sommes
profondément conscients de la grandeur de ce don. Nous y sommes aussi invités
par une tradition ininterrompue qui, dès les premiers siècles, a vu la
communauté chrétienne attentive à conserver ce « trésor ». Poussée par l'amour,
l’Église se préoccupe de transmettre aux générations chrétiennes à venir, sans
en perdre un seul élément, la foi et la doctrine sur le mystère eucharistique.
Il n'y a aucun risque d'exagération dans l'attention que l'on porte à ce
mystère, car « dans ce sacrement se résume tout le mystère de notre salut »
(n. 61).
S.Exc. Mgr Jean-Louis BRUGUÈS
Evêque
d'Angers (France)
L’Osservatore
Romano – N. 39 – 30
septembre 2003