Prière de la Vierge
Remède contre les esprits des ténèbres et les forces de haine et de
peur.
« Auguste Reine des Cieux,
souveraine Maîtresse des Anges, vous qui, dès le commencement, avez reçu de
Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous vous le
demandons humblement, envoyez vos légions Saintes, pour que, sous vos ordres,
et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout,
répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme.
Qui est comme Dieu ?
Ô bonne et tendre Mère, vous serez
toujours notre amour et notre espérance.
Ô divine Mère, envoyez les saints
Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi.
Saints Anges et Archanges
défendez-nous, gardez-nous. »
Prière
indulgenciée par Pie X le 8 juillet 1908 – texte authentique de la prière
dictée par Notre-Dame au Père Cestac le 13 janvier
1864. Il est recommandé de l'apprendre par cœur.
Historique de la prière
« Le 13
janvier 1864, le père Louis Cestac (fondateur de la
Congrégation des Servantes de Marie, décédé en 1868), accoutumé aux bontés de
la Très Sainte Vierge, fut subitement frappé comme d'un rayon de clarté divine.
II vit les démons répandus sur la terre, y causant des ravages inexprimables.
En même temps, il eut une vision de la Très Sainte Vierge. Cette bonne Mère lui
dit qu'en effet les démons étaient déchaînés dans le monde, et que l'heure
était venue de la prier comme Reine des Anges et de lui demande d'envoyer les
Légions saintes pour combattre et terrasser les puissances de l'enfer».
« Ma mère,
dit le prêtre, vous qui êtes si bonne, ne pourriez-vous pas les envoyer sans
qu'on vous le demande ? – Non, répondit la Très Sainte Vierge, la prière est
une condition posée par Dieu même pour l'obtention des grâces – Eh bien ma Mère,
reprit le prêtre, voudriez-vous m'enseigner vous-même comment il faut vous
prier ? Et il reçut de la Très Saint Vierge la prière : « Auguste Reine ».
« Mon
premier devoir, écrit l'abbé Cestac, fut de présenter
cette prière à Mgr Lacroix, évêque de Bayonne, qui daigna l'approuver. Ce
devoir accompli, j'en fis tirer 500 000 exemplaires, j'eus soin de les envoyer
partout. »
« Nous ne
devons pas oublier de dire que, lors de la première impression, les presses se
brisèrent par deux fois. »
IMPRIMATUR
Cameraci (Cambrai) die 26 Februari 1912
A. Massart, Vic. Gén.