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SANCTUAIRE DE LA BIENHEUREUSE KATERI TEKAKWITHA

 

Mission St-François-Xavier -[dite du Sault St-Louis]

 

            La Mission St-François-Xavier fut établie en 1667, d’abord à Laprairie à 15km en aval du Kahnawake d'aujourd'hui. On déménagera quatre fois avant de s'établir définitivement sur le site actuel vers 1716/17.

 

            La première église, achevée vers 1719/20, était déjà trop petite cent ans plus tard et aurait nécessité de coûteuses réparations. En 1831 on refit la sacristie en annexe séparée et on construisit un nouveau clocher (tour et flèche) du côté sud. En 1845 vint la nouvelle église, construite tout autour de l'ancienne selon devis et plans établis par le curé d'alors, l'abbé Joseph Marcoux aidé du P. Félix Martin, S.J.

 

            On doit une partie du maître-autel à Paul Labrosse ou à Gilles Boivin, du 18e siècle. Vincent Chartrand, de l'école Quévillon, le complétera au siècle suivant.

 

            La lampe du sanctuaire, en argent massif, fut donnée à la Mission durant le régime français par un bienfaiteur parisien.

 

            Les peintures du plafond représentent des scènes du Nouveau Testament et de la tradition ca­tholique (par ex. l'apothéose de St-François-Xavier). On les doit au peintre et verrier italien Guido Nincheri qui les fit en 1924-8. Il décora ainsi plusieurs églises montréalaises.

 

            Les toiles des autels latéraux (à gauche, l'Immaculée Conception; à droite, St-Louis, roi de France en prière) furent données à la Mission vers 1826 par le roi Charles X de France. Une toile plus ancienne montrant St-François-Xavier agonisant et remontant au début du 19e siècle orna le maître-autel pendant plus d'un siècle, avant de céder la place au grand crucifix sus­pendu, don des résidants de Kahnawake en hommage aux trente-cinq des leurs qui périrent à la fin août 1907 lors de l'effondrement d'une travée du pont de Québec en construction.

 

            Le chemin de croix, fabriqué par les artisans de la Cio Carli-Petrucci (Milan) fut acheté en 1926 à Montréal par les autochtones pour notre église. On y notera les légendes en langue mohawk, qu'on substitua aux originales (en français) en 1928.

 

            La statue en bois de l'Enfant-Jésus au globe (dit « de Prague »), au-dessus du tabernacle du maître-autel, provient des ateliers des sœurs Ursulines .de Québec, entre 1671-1700. Les sta­tues en bois de St-Ignace de Loyola et de St Frangois-Xavier sont attribuées à Louis-T. Berlinguet (vers 1845). Celle de Kateri tout en haut du maître-autel est l’œuvre de Médard Bourgault de St-Jean-Port-Joli (1941).

 

            Le tombeau de Kateri, en marbre de Carrare, contient les restes de la bienheureuse et fut béni solennellement par Mgr G.-M. Coderre le 17 décembre 1972. La statue de Kateri qui le sur­plombe fut sculptée en 1981 par Léo Arbour de Pointe-du-Lac. Kateri Tekakwitha, le « lys des Agniers », est née en 1656 à Ossernenon, aujourd'hui Auriesville, N.Y. Baptisée tout près de là à Fonda en 1676 à l'âge de 20 ans, elle dut chercher refuge à Kahnawake l'année suivante. Après trois ans de vie spirituelle intense et de dévouement remarquable au service des siens, elle y mourut le 17 avril 1680 en odeur de sainteté. Kateri fut déclarée vénérable en 1943 et bienheureuse en 1980 par le Pape Jean-Paul II.

 

            Le tabernacle de la sacristie est attribué à Belleville, qui l'aurait sculpté au début du 19e siècle. Le rétable pourrait être plus ancien encore, car le style ressemble beaucoup à celui qui se trouvait dans la vieille église des Jésuites à Québec (fin des années 1600).

 

            La pièce aménagée en 1914 entre la sacristie et le presbytère héberge maintenant un petit musée où l'on peut voir en montre des vases sacrés anciens, de vieux livres de prière, quel­ques manuscrits et objets ethniques autochtones.             On y remarquera surtout

            - le vieux bureau qui aurait servi en 1722 au P. F.-X. Charlevoix, S.J. lorsqu'il rédigeait sa monumentale Histoire générale de la Nouvelle-France ;

            - la plus ancienne peinture à l'huile de Kateri, attribuée au P. Claude Chauchetière, S.J. 6% remontant peut-être aux années 1690;

            - un ostensoir (1668) et un ciboire (1687-91) en argent massif, envoyés de France;

            - un crucifix en ivoire, ramené de France en 1680 par le P. Jacques Frémin, S.J.;

            - des manuscrits de chant grégorien (avec texte en mohawk) et d'une grammaire iroquoise remontant au siècle dernier.

 

            Le vieux presbytère d'origine (1720), restauré récemment, mérite également un arrêt. Une promenade sur la passerelle longeant le vieux mur du Fort St-Louis (1725) offre une vue magnifique sur le St-Laurent et au-delà, tout comme sur tout le complexe de la Mission vu de l'arrière.

 

***

 

            La réserve de Kahnawake, également connue sous le nom de Caughnawaga, est située sur la rive sud du lac Saint-Louis, à 10 kilomètres au sud-ouest de Montréal.

                La superficie de la réserve est de 5 059,17 hectares. On y accède par les routes 132, 138 et 207.

                La population de Kahnawake est de près de 8 000 personnes, dont plus de 6 500 résident sur le territoire de la réserve. C'est l'établissement autochtone le plus populeux au Québec.

                Kahnawake est l'une des trois communautés de la nation des Mohawks au Québec. Fondée pendant la deuxième moitié du dix-septième siècle, la mission iroquoise à l'origine du village de Kahnawake a été relocalisée quatre fois avant d'aboutir à l'emplacement actuel de cette communauté. En mohawk, Kahnawake signifie « au rapide », en raison de la proximité du Sault Saint-Louis de la période historique, qu'on désigne aujourd'hui du nom de rapides de Lachine. C'est à partir de cette communauté qu'ont été établies celles de Kanesatake et d'Akwesasne.

                Les langues d'usage sont le mohawk et l'anglais.


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