PADRE PIO ÉTAIT DÉJÀ MORT
Longtemps avant que ce que
nous appelons la mort ait fait son œuvre, Padre Pio, selon des médecins
célèbres, était déjà mort ! Cette affirmation peut paraître énorme et
incompréhensible. Elle fut pourtant
prononcée sérieusement et avec des arguments convaincants par un médecin
célèbre appuyé par des confrères tout aussi compétents. Cette histoire est tirée de la revue La Voix de Padre Pio, avril-juin 2000. Le récit est de la plume du Rév. Père Carmelo
Durante de Sessano. Voici :
À
l’occasion du Symposium international des
affections aux coronaires, célébré dans la Casa Sollievo della Sofferenza le 15 mai 1956, je me rappelle bien
ce que me confia en exprimant ses impressions sur Padre Pio, le célèbre
professeur londonien V. Ewans, qui participa au congrès aux côtés de célébrités
mondiales de la Médecine, comme les professeurs White et Olivecroma.
«
Pour nous, médecins, attesta le professeur Ewans, Padre Pio est mort du point
de vue biologique ! »
Je
fus surpris de ce choquant rapport qui, évidemment, contrastait avec la
vitalité et la constance du ministère pastoral quotidien de Padre Pio, comme tout le monde le sait. Le cher Professeur londonien, connu à un
niveau international, eut la bonté de m’expliquer son affirmation en des mots
simples et compréhensibles pour moi aussi, qui suis complètement profane en
tous les problèmes de la médecine.
«
Père Gardien, commença le professeur Ewans, avant tout vous devez faire
attention à la quantité de calories que Padre Pio dépense dans
l’accomplissement de son activité et, d’autre part, cela est très important, à
l’insuffisance de celles qu’il introduit, vu qu’il se nourrit tellement peu,
aux limites de la survie. Vous devez
penser au sang que Padre Pio perd chaque jour, comme vous-même l’avez attesté,
surtout à travers l’examen des bandelettes du thorax. En outre,
vous devez aussi penser au travail débilitant de tous les jours, sans
congé et sans repos. Puis il faut tenir
compte du stress psychophysique de sa
vie quotidienne : pensons aux nombreux cas douloureux et parfois terribles
que les pèlerins lui présentent chaque jour, ou qu’il connaît à travers sa
correspondance.
Or,
de l’analyse de toutes ces circonstances ou d’autres qu’on pourrait prendre en
considération, il résulte que Padre Pio, à cause du principe scientifique des
calories nécessaires à l’existence humaine, et des lois qui règlent l’équilibre
psychophysique de l’organisme, est pour
nous mort du point de vue biologique!
En peu de mots : du côté humain, il n’est pas possible qu’un homme,
en une telle situation existentielle, puisse survivre et encore moins opérer
comme il le fait, sans interruption, tous les jours, avec un stress qui détruirait rapidement
n’importe qui, même l’athlète le plus robuste.
Donc, je le répète, Padre Pio,
pour nous, est mort au point de vue biologique.»
Je
ne peux rien ajouter à ce témoignage si influent, qui précise la personnalité
psychophysique de Padre Pio. En
conclusion, encore quelques mots sur la nourriture, ou bien l’hyponourriture de
Padre Pio.
C’est
vrai, on lui apportait, à table, d’abondants aliments, mais je dois aussi
témoigner en conscience, et tous les autres confrères au couvent de
Sainte-Marie des Grâces de san Giovanni Rotondo pourraient le confirmer, que la
plupart de ces aliments, je répète, la plupart, finissaient aux confrères et
aux hôtes de passage.
Moi, en tant que père gardien du couvent,
soit en public, soit en privé, j’exhortais mon Padre spirituel à manger un peu
plus, mais il répondait toujours : «Mon
fils, j’ai l’estomac plein, il suffit de peu de choses pour le remplir. Je n’en peux plus! Je te demande une faveur : ne me fais
pas apporter trop de nourriture ou des plats trop abondants, sinon, dès que je
les vois, je perds le peu d’appétit que j’ai.
Moi je suis comme ça, cela me dégoûte».
Au
réfectoire, plusieurs fois, il raconta qu’il était resté à jeun trois jours et,
après s’être pesé de nouveau, une surprise, son poids avait augmenté. «J’assimile
même l’air!» conclut Padre Pio.
Donc, non seulement de la nourriture peu abondante, mais pas même celle
d’une normale alimentation. Un véritable
cas de sous-alimentation absolue qui, avec le stress et d’autres causes, mises
en évidence par le professeur Ewans, faisait de lui «un homme mort du point de vue biologique!».
L’affirmation
de l’illustre Professeur, probablement, trouve une explication et une
confirmation dans une phrase mystérieuse du Vénéré Padre écrite à son ministre
provincial dans la lettre du 13 novembre 1918 : « Mon Père, je vis mort, c’est vrai, depuis longtemps, mais je traînais
mes jours…» Cette phrase nous mène
au-delà de toute pensée existentielle, humaine.
Source : numéro 54 (août-octobre 2002) de la revue Pour
qu’Ils règnent éditée par Jean-Yves
Simard,
5-3540 du Long-Sault, Beauport, Qué.. G1E 1H6 – tél. : 418-661-8429
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